La cure d’austérité de la BFI à la Société Générale touchera près de 1.600 postes

La banque prévoit la suppression de 880 emplois en France. Les projets parallèles de la britannique RBS pourraient concerner jusqu’à 10.000 emplois
Benoît Menou

Coupes claires pour la banque de financement et d’investissement au sein de la Société Générale. La banque française a levé le voile hier soir sur les contours de la restructuration envisagée au sein de sa BFI, qui passera par la suppression de 880 postes en 2012 chez SG CIB en France. Cela, assure la banque, «sans licenciement économique et sans départ contraint». Par ailleurs, 700 suppressions d’emplois sont prévues à l’étranger, ce qui porte le total à environ 1.600 pour la BFI. Soit plus de 13% des effectifs de cette activité qui concerne quelque 12.000 salariés dans le monde. La banque a tenu à confirmer son objectif de recrutement de 2.500 personnes en CDI à l’échelle du groupe cette année.

La Société Générale a signé hier avec les syndicats un accord sur les mesures sociales proposées pour accompagner le projet de réorganisation et d’adaptation des effectifs de la division. Cet «accord de méthode» vise, en amont de l’information et de la consultation des comités d’entreprises, à déterminer «un ensemble de mesures d’accompagnement et de garanties sociales pour les salariés concernés par les éventuels ajustements de postes». Le groupe précise qu’il s’agira d’un plan de départs volontaires qui accordera la priorité aux reclassements internes.

Mi-septembre, la Société Générale avait annoncé son intention de céder des actifs et de réduire ses coûts pour libérer quatre milliards d’euros de fonds propres supplémentaires d’ici à 2013. Des «ajustements nécessaires» menant selon le groupe aux suppressions de postes annoncées hier. Il y a deux semaines, le groupe dirigé par Frédéric Oudéa avait remplacé le patron de SG CIB, Michel Péretié cédant la place à Didier Valet, jusqu’alors directeur financier.

Le plan dévoilé hier devrait être mis en œuvre à partir de début avril, après consultation des représentants du personnel, précise la banque, qui s’engage à mettre en place des mesures de conseil en reclassement, de formation et d’aide à la reconversion.

Le plan de la Société Générale fait suite à ceux annoncés par ses plus proches rivales BNP Paribas et Crédit Agricole. Hier soir encore, les nouvelles sont venues d’outre-Manche, où Royal Bank of Scotland aurait mandaté Lazard selon Reuters au sujet d’une réduction de voilure de sa BFI. Une opération qui pourrait passer par la vente d’actifs et toucher selon le Financial Times jusqu’à 10.000 postes.

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