La CNP entend développer les investissements directs dans les infrastructures
Après l’accord sur GRTgaz, l’assureur cherche à entrer en contact avec des acteurs de cette classe d’actifs, qui offre flux réguliers et rentabilité
Publié le
Virginie Deneuville
Photo: PHB/Agefi
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En discussions avec GDF Suez sur une entrée au capital de GRTgaz, aux côtés de la CDC (Caisse des Dépôts), CNP Assurances entend multiplier ce premier essai dans le domaine de l’investissement direct dans les infrastructures. «Nous cherchons à développer des contacts à la source avec des acteurs du secteur pour réaliser des investissements directs. Des discussions sont en cours, mais aucun autre projet n’est pour le moment identifié, encore moins à un stade d’étude avancé», explique à L’Agefi Antoine Lissowski, directeur financier et directeur général adjoint de CNP.
«Nous recherchons les rendements et les flux réguliers caractéristiques de la classe d’actifs des infrastructures, qui couvre nos durées de passif», relève le dirigeant. Dans le cadre du projet sur le groupe gazier GRTgaz, «cet investissement sera placé en équivalent fonds propres dans des produits très longs, à l’image par exemple des comptes retraites et assurance vie à horizon 11-12 ans», poursuit-il.
Pour la CNP, sa participation dans GRTgaz sera considérée comme stratégique, et ne devrait être «tarifée», dans la perspective de Solvabilité 2, qu’à concurrence d’une exigence de capital cible intrinsèque de 22%, contre 49% pour le capital investissement.
«Cette participation s’inscrira, pour CNP Assurances, sur une période indéfinie, avec un bon contrôle du modèle économique marqué notamment par notre présence au conseil d’administration. Elle présente en outre un modèle robuste avec des flux très prévisibles. Le risque de volatilité et de fluctuation des actifs, qui coûte très cher dans le cadre de Solvabilité 2, est donc très faible», relève Antoine Lissowski.
Alors que la CNP détiendra 13,75% de GRTgaz, contre 11,25% pour la CDC, cette participation n’a pas vocation à augmenter, et ce même pour compenser l’apport éventuel d’actifs par GDF Suez tels que Nord Stream. «Nous allons réaliser d’autres investissements dans les infrastructures et préférons les diversifier», indique le directeur financier.
Au-delà de l’investissement direct, CNP développe déjà des activités dans cette classe d’actifs via des fonds dédiés. D’autre part, elle participe au projet, devant être bouclé prochainement par Bercy, de financement, par les assureurs, via des émissions obligataires très longues, des phases d’exploitation d’infrastructures dans le cadre des partenariats publics privés.
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