La Bourse salue la refonte de la banque de grande clientèle de la Société Générale
La Société Générale a dévoilé lundi matin son objectif de rentabilité pour sa banque de grande clientèle et de solutions investisseurs à l’horizon 2023 lors d’une réunion avec les investisseurs dédiée à sa stratégie de moyen terme pour ces activités. Très attendus, les détails de cette nouvelle feuille de route ont été bien accueillis. Le cours de Bourse de l’action Société Générale a fini la séance de lundi en hausse de 2,91% à 25,63 euros, dans un marché parfaitement stable.
D’ici à 2023, la Société Générale vise une rentabilité sur capital normatif (RONE) de ses activités de banque de grande clientèle et de solutions investisseurs supérieure à 10%. La banque a précisé que ce chiffre équivalait à un taux de 12% en excluant la contribution au Fonds de résolution unique dont la phase de constitution initiale doit s’achever fin 2023.
La Société Générale vise également une croissance des revenus des métiers de financement et conseil d’environ 3% par an en moyenne de 2020 à 2023 et une normalisation des revenus des activités de marché et services aux investisseurs à environ 5 milliards d’euros en 2023, dont environ 4,5 milliards d’euros de revenus annuels des activités de marché en moyenne de cycle.
La banque compte également doubler les revenus associés à la politique RSE (responsabilité sociale et environnementale) d’ici à 2025 dans les activités de financement et conseil ainsi que dans les activités de marché et services aux investisseurs.
Economies
La Société Générale cible par ailleurs pour sa BFI, hors métier de gestions d’actifs et de banque privée, une base de coût comprise entre 5,5 milliards et 5,7 milliards d’euros en 2023, ce qui correspondrait à un coefficient d’exploitation compris entre 70% et 73%. Hors fonds de résolution unique, l’objectif de base de coûts pour 2023 est compris entre 5,1 et 5,3 milliards d’euros, ce qui équivaudrait à un coefficient d’exploitation compris entre 65 et 68%.
« Il n’y aura pas d’activités arrêtées avec cette nouvelle feuille de route », a assuré Slawomir Krupa, directeur général adjoint en charge des activités de banque de grande clientèle et solutions investisseurs lors d’une conférence de presse, alors que la banque a mené ces dernières années plusieurs plans de restructuration de ses activités dans la BFI.
Plus d'articles du même thème
-
«L’euro-dollar se reprendra avec le comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones»
Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management. -
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments -
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
Contenu de nos partenaires
-
Tache d'huileTransit de pétrole : la Russie ressort l'arme énergétique contre l'Allemagne
Moscou suspend pour des raisons « techniques » à partir du 1er mai les livraisons par oléoduc du pétrole kazakh destinées à une raffinerie située à 100 km de Berlin. -
To talk or not to talkMaurice Lévy : « Trop de choses me séparent du RN et je ne vois pas pourquoi je devrais voir ses dirigeants »
Alors que les rencontres entre chefs d'entreprise et RN s'accélèrent, Maurice Lévy, président d'honneur de Publicis, estime qu'il revient aux organisations patronales de recevoir les dirigeants RN. -
RicochetL'Asie du Sud-Est se tourne de plus en plus vers la Russie pour ses besoins énergétiques
Confrontés à des pénuries et une inflation galopante, les pays de la région multiplient les accords avec Moscou pour garantir leurs approvisionnements en pétrole et en gaz