La BoE détaille les besoins en capitaux des banques britanniques
La nouvelle autorité de la Banque d’Angleterre a rendu son verdict. Dans le cadre de la publication de son rapport sur les besoins en capitaux propres des banques britanniques, l’Autorité de régulation prudentielle (PRA) a épinglé Barclays, Co-Operative Bank, Nationwide, RBS et Lloyds Banking Group, alors qu’HSBC, Santander UK et Standard Chartered sont épargnées. Les cinq établissements concernés doivent finalement lever 13,4 milliards de livres pour combler des besoins cumulés de 27,1 milliards fin 2012 destinés à atteindre le seuil de capital minimal exigé équivalent à 7% de leurs actifs pondérés. Un montant supérieur de 2 milliards aux besoins estimés en mars.
Dans le même temps, les cinq banques concernées prévoyaient déjà des plans visant à réduire les besoins en capitaux qui se sont traduits par une baisse de leurs besoins de 13,7 milliards d’ici la fin de l’année. Certaines de ces mesures nécessitent cependant encore l’autorisation des régulateurs. Après finalisation des plans d’actions envisagés, quatre banques devront réaliser de nouvelles cessions et restructurations pour le solde de 13,4 milliards de livres. Sur ce montant, Barclays doit trouver 1,7 milliard, Co-Operative Bank 1,5 milliard, Lloyds 7 milliards, et RBS 3,2 milliards.
RBS a annoncé être en mesure de respecter les demandes du régulateur grâce à des cessions d’actifs non-stratégiques ainsi qu’à l’IPO partielle de Citizens. «Comme convenu avec la PRA, ces exigences devraient être respectées sans avoir recours à des émissions en capital», a rappelé hier la banque. Lloyds estime être en mesure d’atteindre 9% de ratio de fonds propres en norme Bâle 3 avant fin juin 2013 et 10% avant fin 2014, alors que Barclays vise un ratio de 9% fin 2013 et 10,5% fin 2015. De quoi se passer de toute émission de dettes ou d’instruments de capital contingent.
Le calcul des actifs pondérés de la PRA incluait les prêts aux entreprises et aux institutions financières, ainsi que les prêts hypothécaires au Royaume-Uni. Mais «les exigences en termes de fonds propres peuvent changer rapidement», indique Tullett Prebon. Le régulateur danois a ainsi déjà demandé à Danske Bank de modifier la méthode de calcul de son ratio de solvabilité ce qui devrait augmenter les risques pondérés de 13,4 milliards d’euros avec un impact défavorable de 180 pb sur le ratio de Bâle 3, selon Tullett Prebon.
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