La BCE envoie sa facture aux banques
La supervision bancaire unique coûtera plus cher aux banques en 2018. Dans un communiqué publié lundi, la Banque centrale européenne a fixé la note à 502,5 millions d’euros. Compte tenu d’un surplus non utilisé de 27,7 millions en 2017, les banques européennes soumises à la supervision unique se partageront donc une facture de 474,8 millions d’euros. C’est plus qu’en 2017, où ce chiffre avait atteint 425 millions d’euros une fois pris en compte une réserve de 41,1 millions non utilisée en 2016. La BCE explique cet écart par les travaux liés au Brexit et par sa participation aux tests de résistance de l’Autorité bancaire européenne qui seront menés cette année.
La redevance de chaque banque sera établie en fonction de son importance et de son profil de risque, à partir des facteurs de redevance annuels fournis par toutes les banques soumises à la surveillance prudentielle, avec pour date de référence le 31 décembre de l’année précédente. La redevance de surveillance prudentielle comprend une composante minimale pour l’ensemble des banques, représentant 10 % du montant à recouvrer, et une composante variable au titre de l’attribution du reliquat de 90 % des coûts. Pour les plus petites banques importantes, dont le total des actifs est inférieur à 10 milliards d’euros, la composante minimum est divisée par deux.
Chaque banque recevra, en octobre 2018, un avis de redevance indiquant le montant dû.
Plus d'articles du même thème
-
PME reçoit l’autorisation de transférer ses pensions vers le nouveau régime de retraite néerlandais
La banque centrale néerlandaise vient de valider le transfert des avoirs du fonds de pension PME vers le nouveau régime de retraite. -
KKR s’acquitte de 250 millions de dollars pour solder un contentieux antitrust aux Etats-Unis
La société de private equity américaine se voit reprocher par le département de la Justice d’avoir enfreint à au moins 16 reprises les règles de notification préalable des opérations de fusion-acquisition. -
Le gouvernement renonce à exclure les ETF swapés des PEA
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
ETF à la Une
Les ETF actifs engrangent plus de 89 milliards de dollars de collecte en juillet
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Revolut étrenne son nouveau statut bancaire par un stablecoin euro à l'accent américain
- Les bons du Trésor américains ne sont pas sortis d’affaire
- EssilorLuxottica s’émancipe de la famille Del Vecchio
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreLe gouvernement des attentes appauvrit notre devenir
Etre libre, ce n’est pas obtenir une réponse ajustée à ses préférences ; c’est pouvoir s’en dégager, se déjuger, consentir à un effort, recevoir un héritage et le transformer -
Qu’est-ce que Pasqal, la licorne française du quantique qui entre en Bourse
Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars. -
Tribune libreLa santé des femmes est aussi un enjeu économique majeur
D’ici 2030, les femmes détiendront plus de la moitié de la richesse mondiale, une première dans l’histoire de l’humanité. Au risque de paraître cyniques, prendre soin des femmes, c’est prendre soin du capital et de son utilisation