La Banque Postale reste sur le chemin de la croissance
La page grecque est tournée. La Banque Postale devrait publier le 5 mars un résultat d’exploitation 2012 en hausse de 68% à 621 millions d’euros, après avoir pâti lors de l’exercice précédent de pertes sur ses emprunts d’Etat grecs, selon les comptes annuels du groupe La Poste dont L’Agefi a eu connaissance. Le résultat brut d’exploitation des activités bancaires, qui comprennent également la gestion d’actifs et les assurances, a pour sa part crû de 12,5% l’an dernier à 773 millions d’euros.
Comme ses concurrents, la Banque Postale n’échappe pas au marasme économique français. Sa production de crédits immobiliers a par exemple plongé de 26% l’an dernier, même si l’encours progresse de 5,7% à 44,2 milliards. La faiblesse des taux pénalise en outre les marges d’intérêt et les activités de placement, encore très importantes puisque les crédits ne représentent que 59% des dépôts au bilan à fin décembre.
Le produit net bancaire est cependant resté stable à 5 milliards d’euros, alors qu’il s’est contracté dans tous les grands réseaux bancaires à l’exception du groupe Crédit Agricole. Hors variation de la provision épargne logement et du remboursement de l’amende échange image chèque, le PNB des activités bancaires augmente même de 2,5% à 5,34 milliards d’euros. La Banque Postale peut s’appuyer sur le lancement de nouvelles activités, comme encore en 2012 le financement des entreprises, dont l’encours est passé de 0,1 à 0,8 milliard, ou celui des collectivités locales, avec 1,9 milliard de crédits octroyés.
Acteur récent du crédit à la consommation, elle a aussi augmenté de 38% en un an ses encours dans ce métier, à 2,6 milliards. Une croissance qui n’est pas sans risque: le coût du risque (hors Grèce) augmente de 58 millions en raison de la hausse des découverts et du «crédit conso».
Côté épargne, le réseau a collecté 6,6 milliards sur le Livret A et le LDD, au détriment des autres livrets et des OPCVM. La banque affiche aussi une collecte nette de 4 milliards d’euros sur l’assurance vie, dans un marché pourtant en baisse en 2012.
Le groupe La Poste, de son côté, doit publier aujourd’hui un résultat net stable, à 479 millions d’euros. A 21,6 milliards d’euros, le chiffre d’affaires progresse légèrement (+0,4% à périmètre constant), tiré par le colis-express (+4,3%), tandis que les revenus du courrier reculent de 1,9% à 11,4 milliards.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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