La Banque Palatine veut quasiment doubler son résultat en 2017

La filiale de BPCE a annoncé un plan stratégique à quatre ans. Le précédent lui a permis de renouer avec la croissance
Antoine Landrot

Après les «Ambitions», place aux «Impulsions». La Banque Palatine a annoncé hier son plan pour la période 2014-2017. Celui-ci doit amener la filiale de BPCE à atteindre un produit net bancaire (PNB) de 339 millions d’euros (+10,2% par rapport à 2013), un résultat net de 71,6 millions (+84%), un coefficient d’exploitation d’environ 58,5% (contre 59,6% en 2013) et un ratio de fonds propres durs common equity tier one sous Bâle 3 de 8%, objectif fixé par BPCE.

Palatine, qui se définit comme la banque des entreprises et des entrepreneurs, veut gagner 1.000 entreprises de son cœur de cible, réalisant entre 15 et 500 millions d’euros de revenus. Contre 1.700 aujourd’hui sur un total de 10.000 entreprises clientes. Pour cela, l’établissement veut s’appuyer sur ses propres activités et filiales spécialisées (Palatine Asset Management, Ariès Assurances…) et celles de Natixis (Natixis Factor, Lease, Interépargne, etc.).

Du côté de la clientèle privée, Palatine veut dépasser le cercle des professions libérales et des chefs d’entreprise pour s’adresser aux membres des comités exécutifs et des conseils d’administration. Pour cela, l’établissement recrute des banquiers privés, dont le nombre devrait passer de 6 à une dizaine. L’objectif est de conquérir 9.400 nouveaux clients et d’accroître de 400 millions d’euros nets l’encours, qui atteignait 4,26 milliards à fin décembre. Pour cela, Palatine a créé une direction du marché de la clientèle privée fin 2013. En outre, elle va relancer la gestion sous mandat en s’appuyant sur Banque Privée 1818, la filiale de Natixis.

Palatine estime les investissements nécessaires à la réalisation du plan à 40-50 millions d’euros. La partie informatique comprend une modernisation du poste de travail, l’entrée en relation et la souscription des contrats d’assurance-vie. Les gains de productivité réalisés financeront le recrutement de 15 à 20 commerciaux.

L’établissement a partiellement atteint les objectifs du plan «Ambitions». Il affiche un PNB de 308 millions d’euros (+51% par rapport à 2008, mais l’objectif était de 325 millions) et a maintenu ses charges sur 5 ans à 183 millions. Son coefficient d’exploitation a chuté 24 points. Mais le résultat net est loin d’avoir atteint les 100 millions escomptés, à 39 millions. Il recule de 2,8% sur un an, en raison d’une hausse du coût du risque lié au dossier Saur. Il aurait sinon atteint 42 millions.

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