La Banque Palatine veut quasiment doubler son résultat en 2017
Après les «Ambitions», place aux «Impulsions». La Banque Palatine a annoncé hier son plan pour la période 2014-2017. Celui-ci doit amener la filiale de BPCE à atteindre un produit net bancaire (PNB) de 339 millions d’euros (+10,2% par rapport à 2013), un résultat net de 71,6 millions (+84%), un coefficient d’exploitation d’environ 58,5% (contre 59,6% en 2013) et un ratio de fonds propres durs common equity tier one sous Bâle 3 de 8%, objectif fixé par BPCE.
Palatine, qui se définit comme la banque des entreprises et des entrepreneurs, veut gagner 1.000 entreprises de son cœur de cible, réalisant entre 15 et 500 millions d’euros de revenus. Contre 1.700 aujourd’hui sur un total de 10.000 entreprises clientes. Pour cela, l’établissement veut s’appuyer sur ses propres activités et filiales spécialisées (Palatine Asset Management, Ariès Assurances…) et celles de Natixis (Natixis Factor, Lease, Interépargne, etc.).
Du côté de la clientèle privée, Palatine veut dépasser le cercle des professions libérales et des chefs d’entreprise pour s’adresser aux membres des comités exécutifs et des conseils d’administration. Pour cela, l’établissement recrute des banquiers privés, dont le nombre devrait passer de 6 à une dizaine. L’objectif est de conquérir 9.400 nouveaux clients et d’accroître de 400 millions d’euros nets l’encours, qui atteignait 4,26 milliards à fin décembre. Pour cela, Palatine a créé une direction du marché de la clientèle privée fin 2013. En outre, elle va relancer la gestion sous mandat en s’appuyant sur Banque Privée 1818, la filiale de Natixis.
Palatine estime les investissements nécessaires à la réalisation du plan à 40-50 millions d’euros. La partie informatique comprend une modernisation du poste de travail, l’entrée en relation et la souscription des contrats d’assurance-vie. Les gains de productivité réalisés financeront le recrutement de 15 à 20 commerciaux.
L’établissement a partiellement atteint les objectifs du plan «Ambitions». Il affiche un PNB de 308 millions d’euros (+51% par rapport à 2008, mais l’objectif était de 325 millions) et a maintenu ses charges sur 5 ans à 183 millions. Son coefficient d’exploitation a chuté 24 points. Mais le résultat net est loin d’avoir atteint les 100 millions escomptés, à 39 millions. Il recule de 2,8% sur un an, en raison d’une hausse du coût du risque lié au dossier Saur. Il aurait sinon atteint 42 millions.
Plus d'articles du même thème
-
Rexel veut muscler son jeu aux USA avec le rachat de GCG pour 1,4 milliard de dollars
Le distributeur de matériel électrique Rexel renoue avec la croissance externe en s'offrant une plateforme spécialisée dans les infrastructures. -
Le dollar accompagne la hausse du pétrole
Le billet vert peut régulièrement se recorréler au cours du pétrole, cette fois-ci davantage en lien avec les pressions inflationnistes aux Etats-Unis que pour son rôle de valeur refuge. Mais cette "recorrélation" avec le cycle monétaire n’est par définition pas forcément durable. Surtout si les autres banques centrales remontent aussi leurs taux. -
Le collège de l'AMF requiert une lourde sanction contre Auris Gestion et ses deux dirigeants
L’organe de poursuite a sollicité une amende d'un million contre la société de gestion, assortie d’un avertissement, et de 500.000 en cumulés contre deux de ses dirigeants.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : « La modération est devenue inaudible »
Face à une succession de crises, la quête de protection des Français bouscule le jeu politique, poussant les partis traditionnels à imiter les extrêmes à l'approche du scrutin -
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre -
Mystification« Le pacifisme dévoyé de Jean-Luc Mélenchon fait le jeu de Vladimir Poutine »
Sous couvert de prévenir toute escalade, le leader insoumis « s'accommoderait parfaitement d’une annexion de l’Ukraine et se place du côté de l’agresseur russe », analyse Philippe Marlière, politiste à l’Université de Londres et spécialiste des gauches