La Banque d’Angleterre inflige une amende record à Citi
La Banque d’Angleterre (BoE) n’avait jamais tapé aussi fort contre une banque. La Prudential Regulation Authority (PRA), l’autorité de surveillance bancaire de la BoE, a infligé une amende de 43,9 millions de livres sterling (51 millions d’euros) à Citigroup. Le régulateur estime que la banque américaine n’a pas respecté les exigences de reporting et de contrôle. « Entre le 19 juin 2014 et le 31 décembre 2018, ou temporairement sur cette période, le cadre de reporting réglementaire britannique de la banque n’était pas défini, mis en œuvre ou géré efficacement. Cela a conduit à ne pas fournir les retours réglementaires précis attendus par la PRA », explique la BoE dans un communiqué.
La PRA impose aux banques de lui communiquer un large éventail de données afin de pouvoir vérifier qu’elles ne prennent pas trop de risques ou qu’elles détiennent suffisamment de fonds propres pour se protéger des chocs du marché. « Bien que Citi soit toujours restée en excédent par rapport à ses besoins de liquidités et de capitaux, les défaillances ont persisté sur une longue période et étaient de nature grave et généralisée », a ajouté la BoE.
La banque américaine a déclaré qu’elle avait réglé tous les problèmes de réglementation du passé et qu’elle les avait réglés le plus tôt possible. « Citi accorde une grande priorité au respect de ses obligations réglementaires en matière d’information et a consacré des ressources importantes à l’information financière du Royaume-Uni avant, pendant et après la période visée par la notification de la PRA », a expliqué la banque dans un communiqué.
Citi a assuré avoir « pleinement coopéré » avec la PRA tout au long du processus. Elle a rappelé avoir mandaté en 2019 un cabinet d’audit et de comptabilité indépendant qui a confirmé que Citi avait remédié aux problèmes identifiés.
La PRA a déclaré que l’amende aurait été de 62,7 millions de livres si Citi n’avait pas accepté de résoudre l’affaire rapidement.
Plus d'articles du même thème
-
L'AMF dresse un premier bilan sur les incidents majeurs Dora des sociétés de gestion
Les gestionnaires d’actifs ont subi 31 incidents confirmés comme majeurs dans le courant de l’année 2025, selon un rapport du régulateur français. -
Les troubles des fonds turcs affectent plus de 450.000 investisseurs
Le régulateur des marchés financiers turc SPK a fait une mise au point, mercredi 23 septembre, sur le nombre d’investisseurs affectés par la crise qui touche actuellement l’industrie des fonds locale. -
La tentative de régulation mondiale de l'IA souffre de grands absents
Les dirigeants de 22 pays ont signé une déclaration commune en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans laquelle ils préconisent l'adoption de mesures de sécurité contraignantes face à la course effrénée de l'IA. Les Etats-Unis, la Chine et la France font figure de grands absents. Plusieurs incidents ont pourtant révélé les failles de sécurité d’un secteur où la montée en puissance des modèles s’accélère.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.