JPMorgan surprend Wall Street avec des résultats meilleurs que prévu
En cette période de grands doutes sur l’environnement macroéconomique, les résultats de JPMorgan on été un véritable ballon d’oxygène pour Wall Street. A la clôture de la séance du 14 juillet, le titre de JPMorgan affichait un gain de 2 % dans un dow Jones en baisse de 0,44%, déprimé par les dernières déclarations de Ben Bernanke au Sénat américain.
Première banque américaine à ouvrir le bal des résultats du second trimestre, JPMorgan a en effet dépassé les attentes des analystes avec un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars en hausse de 13% par rapport à l’an dernier sur la même période. Alors que les analystes tablaient sur un bénéfice 1,21 dollar par action, ce dernier s’est finalement établi à 1,28 dollar.
Le produit net bancaire de la deuxième banque américaine par les actifs est lui aussi en hausse de 7% à 27,4 milliards de dollars. «C’est un chiffre époustouflant» a commenté Michael Holland, président du fonds Holland & Co, pour qui JPMorgan «a placé la barre très haut pour le reste de l’industrie dans un environnement très difficile».
Ces bons résultats sont essentiellement à mettre sur le compte des activités de banque d’investissement dont les revenus sont en hausse de 15%. En revanche, les activités de la banque de détail, elles, sont en recul, et en particulier celles des prêts, en baisse de 7%. Les inquiétudes les plus fortes portent sur l’activité de crédit immobilier dont les pertes ont atteint 2,5 milliards de dollars ce trimestre. « Malheureusement, cela prendra du temps pour résoudre ces problèmes et il est possible que nous devions encore subir de nouvelles pertes dans cette activité» a expliqué le directeur général Jamie Dimon. S’exprimant à propos du marché du crédit immobilier américain, le dirigeant a décrit celui-ci comme un «désastre absolu» et a affiché son intention de réduire de 10 à 15% par an le portefeuille de crédits immobiliers de JP Morgan, aujourd’hui estimé à 154 milliards de dollars.
En revanche, Jamie Dimon ne compte pas se désengager de Grèce, du Portugal, d’’Irlande et d’Italie et d’Espagne où sa banque est exposée aujourd’hui à hauteur de 15 milliards de dollars. «Dans le pire des scénarios, nous perdrions 3 milliards de dollars» a t-il affirmé en expliquant que JPMorgan continuait à être actif en Europe malgré les risques. «J’espère que les Européens apprécient» a t-il rajouté.
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