JPMorgan bondit en Bourse après ses comptes trimestriels
Les revenus de la première banque américaine ont progressé de 30% au troisième trimestre. Hausse des taux et reprise de First Republic expliquent cette performance.
Les bénéfices de JPMorgan ont augmenté de 35% pour atteindre 13,15 milliards de dollars
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JPMorgan a publié des résultats supérieurs aux attentes au titre du troisième trimestre vendredi.
Le sauvetage de First Republic en mai a permis à la banque américaine d’ajouter plusieurs milliards de dollars de prêts à la consommation à son bilan, ce qui a renforcé ses revenus nets d’intérêts, c’est-à-dire la différence entre ce que la banque gagne sur les prêts et ce qu’elles versent sur les dépôts.
En réaction, son action bondissait de 5% pour atteindre 153 dollars en début de séance à la Bourse de New York.
Le PDG Jamie Dimon a déclaré que même si la consommation restait solide aux Etats-Unis, plusieurs facteurs géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine et le conflit en Israël, pourraient maintenir l’inflation à des niveaux élevés.
«Il s’agit peut-être de la période la plus dangereuse que le monde ait connue depuis des décennies», a déclaré Jamie Dimon, PDG de la banque.
Le revenu net d’intérêt de JPMorgan a augmenté de 30% pour atteindre 22,9 milliards de dollars. Hors l’impact de First Republic, la hausse ressort tout de même à 21%.
Il s’agit peut-être de la période la plus dangereuse que le monde ait connue depuis des décennies
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan
La Réserve fédérale a maintenu les taux d’intérêt dans la fourchette de 5,25 à 5,5%, mais a indiqué qu’elle pourrait maintenir les coûts d’emprunt plus élevés pendant une période prolongée, ce qui a permis à JPMorgan de relever ses prévisions de revenu net d’intérêt pour 2023 à 89 milliards de dollars, contre 87 milliards de dollars précédemment.
La provision pour créances douteuses s’est élevée à 1,4 milliard de dollars, soit 10% de moins que l’année dernière, la banque ayant libéré 113 millions de dollars de réserves.
Accalmie dans la banque d’investissement
Alors que le marché des fusions et acquisitions (M&A) et des introductions en bourse (IPO) montrent des signes de reprise, l’incertitude économique persistante continue toutefois de freiner cette activité. Les revenus de la banque d’investissement de JPMorgan ont ainsi chuté de 6% pour atteindre 1,6 milliard de dollars.
Contrairement à certains de ses homologues de Wall Street, JPMorgan a jusqu'à présent réussi à éviter les licenciements massifs et a même augmenté ses effectifs de près de 3 %, à 308 669 salariés à la fin du trimestre. Mais cela pourrait bientôt changer, a averti le directeur financier Jeremy Barnum, qui a déclaré que les effectifs seraient dimensionnés en fonction de la santé de la banque d’investissement
Les bénéfices de JPMorgan ont augmenté de 35% pour atteindre 13,15 milliards de dollars, soit 4,33 dollars par action, pour les trois mois se terminant le 30 septembre.
En excluant les coûts exceptionnels, la banque a déclaré un bénéfice de 4,50 dollars par action, supérieur à l’estimation moyenne des analystes de 3,96 dollars par action, selon les données du LSEG IBES.
La Banque des règlements internationaux a publié des amendements visant à traiter le problème du « maquillage des comptes » des banques systémiques. Les mesures seront applicables en janvier 2030.
Pour la première fois depuis 2024, la plus grande banque française par la capitalisation a accordé une hausse générale des rémunérations. Les salariés payés moins de 100.000 euros obtiennent une augmentation comprise entre 1% et plus de 5%.
La banque italienne a obtenu le feu vert de la BCE pour monter au-delà des 30% du capital de sa concurrente allemande. Elle pourrait en détenir près de 50% d’ici la fin de l’année.
Sept stratégies quantitatives sur les actions mondiales, gérées activement, sont cotées sur Deutsche Börse. Elles sont conçues par une équipe spécialisée de SEI qui gère déjà plus de 35 milliards de dollars en actions.
Un auditeur en management venu constater l’état de la France pourrait sans mal résumer son rapport 2026 par une formule simple : hors la perception des impôts, rien ne marche plus correctement