JPMorgan profite du rebond de sa banque d’investissement
Après une fin d’année 2011 difficile, JPMorgan retrouve quelques couleurs. Son bénéfice net atteint 5,38 milliards de dollars: il progresse de plus de 44% par rapport au trimestre précédent, période marquée par le pic de la crise de la zone euro et les interrogations quant à la situation macroéconomique aux Etats-Unis, qui ont pesé sur l’ensemble du secteur outre-Atlantique comme en Europe.
En revanche, ce résultat recule de 3,1% par rapport au premier trimestre 2011. Cela dit, les analystes anticipaient une baisse plus importante.
JPMorgan a enregistré un fort rebond des revenus dans plusieurs métiers. Si la banque d’investissement souffre encore de la comparaison d’une année sur l’autre (les revenus reculent de 11% à 7,3 milliards de dollars, tandis que le bénéfice chute de 29%, à 1,68 milliard), elle s’est largement sortie du marasme du dernier trimestre 2011: les revenus et le résultat affichent une progression respective de 68% et 132%. La qualité des portefeuilles de crédit de la banque d’investissement s’est également améliorée par rapport à la fin de l’année dernière, puisque JPMorgan a pu reprendre des provisions pour pertes, alors qu’elle en avait passé 272 millions au trimestre précédent.
Les revenus s’améliorent dans tous ses métiers de banque d’investissement, en particulier le trading sur les marchés de taux et change (+87% à 4,7 milliards) et les actions (+151% à 1,3 milliard).
La solidité des revenus de la banque d’investissement est d’autant plus notable qu’ils incluent une perte comptable de 907 millions liée à l’évolution de la valeur de sa dette propre, provoquée par le resserrement de ses spreads de crédit. L’écartement des spreads des banques avait eu un effet très favorable sur leurs comptes en 2011: l’inverse est anticipé par les analystes pour 2012.
Les métiers de banque de détail ont, par ailleurs, fortement soutenu les résultats de JPMorgan. Le revenu du pôle retail financial services (7,65 milliards de dollars) progresse de 40% en un an et de 20% d’un trimestre à l’autre. L’établissement fait plus que tripler son résultat net par rapport au trimestre précédent (+229% à 1,75 milliard). Il avait enregistré une perte de 399 millions au premier trimestre 2011. Les revenus liés à la production de crédits hypothécaires sont à nouveau positifs.
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