JPMorgan abaisse à son tour ses prévisions de revenus nets d’intérêts
La tendance se confirme. Surpris de l’évolution des taux cette année, Jamie Dimon, le président de JPMorgan Chase, a déclaré, lors d’une conférence investisseurs, que la banque revoyait légèrement à la baisse ses anticipations de revenus nets d’intérêts pour 2019, maintenant attendus à 57 milliards de dollars, contre 57,5 milliards anticipés en juillet. Où, déjà, les prévisions étaient en recul de 500 millions d’euros comparées à celles avancées au mois d’avril. Jamie Dimon a aussi déclaré que la banque attendait des revenus de trading au troisième trimestre inférieurs de 10% à ceux du deuxième, alors que l’activité de fusions et acquisition resterait en ligne avec celle du trimestre précédent.
De même, toujours lors de la Global Financial Service Conference organisée par Barclays, Mark Mason, le directeur financier de Citigroup, a confirmé la difficulté des banques à trouver des revenus dans les activités liées aux taux d’intérêt. Moins concernée que Wells Fargo par l’évolution de ces taux, la banque a tout de même précisé que ses revenus nets d’intérêts, auparavant attendus en croissance de 4% en 2019, progresseraient plutôt d’un pourcentage compris entre 3 et 4%. Bank of America Merrill Lynch (BofA) n’a pas, pour sa part, commenté l’évolution de ses revenus nets d’intérêts lors de cette réunion.
Ces annonces suivent de près celles de Wells Fargo, dont les prévisions sur les revenus d’intérêts pour 2019 ont été revues à la baisse pour la deuxième fois cette année, passant d’un recul attendu de 5% par rapport à 2018 à une nouvelle anticipation de repli, de 6%.
Pour l’heure, ces baisses ne font pas encore réagir les marchés. Immédiatement après que les banques ont communiqué ces précisions, le titre Wells Fargo a fini la séance en hausse de 2,67% (en hausse de 4,84% depuis le début de l’année), Citigroup progressait de 4,27% (+32,5% depuis le début de l’année) et le titre JPMorgan affichait une baisse de 0,2% à mi-séance (+19,72% depuis le début de l’année).
Cependant, la situation pourrait changer, au moins pour certaines d’entre elles, ce qui explique le discours prudent de leurs dirigeants. Pour preuve, UBS a abaissé sa recommandation d’«achat» à «neutre» pour Wells Fargo, notamment à cause des difficultés de la banque à gérer le retournement de politique monétaire de la Fed (la Réserve fédérale) et l’inversement de la courbe des taux.
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