Jamie Dimon conserve les doubles commandes chez JPMorgan
Jamie Dimon peut souffler. Le PDG de JPMorgan a évité une humiliation lors de l’assemblée générale des actionnaires qui s’est déroulée hier à Tampa (Floride). La proposition visant à lui retirer le mandat de président n’a recueilli que 32,2% des suffrages, soit un score inférieur à celui de l’an passé (40%). Parmi les quelque 200 actionnaires dans la salle, plusieurs d’entre eux ont pris la parole pour défendre cette proposition n°6 visant à scinder les rôles de directeur général et de président. Un projet de résolution à l'éclat particulier cette année dans le sillage du scandale de la «baleine de Londres» et des 6 milliards de dollars de pertes sur dérivés de crédit.
«Cette proposition n’a jamais été pensée comme un référendum sur la performance de Jamie Dimon comme PDG», a toutefois souligné Lisa Lindsley, représentante de l’AFSCME, le syndicat américain d’employés de la fonction publique qui a porté cette demande. Son argument central : le président est supposé superviser l'équipe de direction, dont le PDG, mais un homme ne peut pas se superviser lui-même. Le principal administrateur indépendant de JPMorgan, Lee Raymond, a estimé de son côté que l'évolution du cours de Bourse sous la direction de Jamie Dimon (+31% environ) pouvait peser lourd dans la décision de maintenir ce dernier à la présidence du conseil d’administration.
Hormis le cas de Jamie Dimon, trois administrateurs figuraient dans le collimateur des sociétés de conseil aux actionnaires pour avoir failli à leur devoir de vigilance. Ellen Futter, présidente du musée américain d’histoire naturelle et membre du comité des risques, a sauvé sa place avec 53,1% des votes. Ses collègues au sein de ce même comité, James Crown, président d’une société de gestion à Chicago, et David Cote, directeur général d’Honeywell, ont aussi été réélus avec respectivement 57,4% et 59,3% des votes. Au cours de l’assemblée générale, Lee Raymond a toutefois fait un geste en recommandant aux actionnaires de «rester à l'écoute» de la composition du comité des risques. «Notre réaction sera celle d’une analyse mesurée sur ce dont nous avons besoin», a glissé l’ex-PDG d’ExxonMobil.
Plus d'articles du même thème
-
Mubadala envisage d’investir dans le fonds de son responsable du capital-risque
Ce dernier s’apprête à quitter l'entreprise l’année prochaine pour lever son propre fonds -
KKR signe sa première opération de continuation dans le crédit privé
Le gérant américain a structuré un véhicule de plus de 460 millions de dollars, avec AllianzGI comme investisseur principal, afin de transférer des actifs issus de son fonds de direct lending KKR Lending Partners III. -
PARTENARIATQuand la Chine transforme l'innovation robotique en industrie
La Chine dispose de plusieurs atouts pour jouer un rôle majeur dans cette nouvelle industrie. Son avantage ne repose plus uniquement sur la fabrication de composants.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Ce qu’il faut savoir sur la cyberattaque dont a été victime la plateforme de cryptomonnaie Binance
Le géant mondial des monnaies virtuelles promet de combler sur ses fonds propres un braquage informatique sans précédent estimé à plus de six milliards de dollars -
Soupçons de détournement de fonds publics au Havre : pourquoi Edouard Philippe a été placé sous le statut de témoin assisté
Entendu ce jeudi dans l’enquête visant l’agglomération du Havre, le candidat Horizons a été placé sous le statut de témoin assisté. Il échappe ainsi à une mise en examen, mais cela ne constitue pas un non-lieu pour autant -
« L’économie française est à l’arrêt » : la croissance cale à nouveau et la France frôle la récession
Au troisième trimestre, le PIB de la France a reculé de 0,1 % selon les nouvelles projections de l’Insee, après un deuxième trimestre stable et un premier aussi en recul de 0,1 %