« Intéresser davantage les salariés au cours de l’action »
Où en est l’actionnariat salarié (AS) chez LCL ?
En tant que filiale du Crédit Agricole, dont 56,5 % du capital est détenu par les caisses régionales, nous sommes dans une situation particulière. Assis sur 43,5 % de flottant, le dispositif y est moins lisible que chez nos concurrents et l’intérêt qu’il suscite, plus dilué. Fin 2019, les salariés détenaient 4,7 % du capital de CASA [part qui atteint 6,52 % à la Société Générale et 4,2 % chez BNP Paribas, NDLR]. Il y a des émissions d’actions tous les ans pour les collaborateurs, sous réserve qu’elles soient validées par l’assemblée générale.
Quelle est l’attitude des salariés à l’égard de ce dispositif ?
Il est important d’offrir cette possibilité aux salariés de manière récurrente, et leur adhésion à ces opérations témoigne de leur confiance à l’égard du groupe. Mais ils souhaitent éviter d’être trop « dépendants » et diversifier leurs actifs. C’est la limite du système. Comme la plupart des gens, beaucoup pensent aussi que les actions font un peu trop le yo-yo et ils les vendent au bout de cinq ans de détention sur le plan d’épargne entreprise.
Quelles sont les missions de votre association ?
Nous faisons la promotion de l’AS avec le concours de notre société de gestion Amundi. Nous sommes initiateurs avec notre fédération (FAS) et en phase avec l’objectif des pouvoirs publics d’atteindre 10 % d’actionnariat salarié dans les entreprises françaises. Nous représentons, en tant qu’élus, les salariés de LCL aux conseils de surveillance des FCPE (fonds communs de placement entreprise) d’actionnariat salarié. Nous partageons de l’information sur le sujet et nous nous efforçons d’intéresser davantage les salariés au cours de l’action même si le lien entre celui-ci et leur travail est partiel, car LCL contribue aux résultats de Crédit Agricole SA pour une part limitée (12,85 % en 2019).
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