ING obtient le feu vert de Bruxelles pour son nouveau plan de restructuration
La banque ING a trouvé un accord avec la Commission européenne sur un nouveau plan de restructuration, a annoncé ce lundi le groupe néerlandais. Ce feu vert doit lui permettre de repousser le remboursement de la totalité de l’aide publique reçue en 2008 et la mise en oeuvre de son plan de séparation de ses activités de banque et d’assurances.
Début novembre, ING avait déjà annoncé la suppression de 2.350 postes, soit 2,5% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de séparation des activités bancaires du groupe de ses activités dans l’assurance. Le groupe, qui traverse une passe difficile, a bénéficié au total d’une aide de 10 milliards d’euros au plus fort de la crise financière. ING doit procèder d’ici 2015 au remboursement en quatre tranches des trois milliards d’euros qu’il doit encore à l’Etat néerlandais, auxquels s’ajoute une prime de 50%. Un premier remboursement de 1,125 milliard d’euros est prévu le 26 novembre.
Le nouvel accord reflète la fragilité des marchés financiers, qui a contraint le bancassureur à repousser des projets de cessions d’actifs et d’introductions en Bourse. Selon les termes de ce nouveau dispositif, ING restera sous la surveillance de l’Etat néerlandais jusqu’en 2015 et soumis, pour une durée plus longue encore, à des restrictions concurrentielles. Initialement, ING avait envisagé de céder ou d’introduire en Bourse ses activités d’assurances d’ici à la fin 2013 en contrepartie du soutien financier de l’Etat néerlandais. Dans le cadre du nouveau plan, la cession de l’ensemble de ses activités d’assurance devrait être réalisée au plus tard en 2018. « La Commission a accepté de prolonger la date limite fixée pour le désengagement d’ING dans ses activités d’assureur en Europe, en raison du contexte difficile sur les marchés et des spécificités de l’activité d’ING », a fait savoir la Commission dans un communiqué.
Lundi matin, le titre s’est adjugé 1,95% à 6,63 euros à la Bourse d’Amsterdam contre seulement 1,26% pour l’indice sectoriel.
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