ING déçoit le marché sous le coup de dépréciations accrues au dernier trimestre

Le groupe néerlandais a enregistré une perte, hors éléments exceptionnels, de 516 millions, contre un bénéfice de 252 millions un an plus tôt
Virginie Deneuville

ING a dévoilé des comptes affectés par d’importantes charges et dépréciations sur le quatrième trimestre 2011. Le bénéfice net du groupe financier néerlandais est ressorti à 1,2 milliard d’euros (contre 130 millions d’euros un an plus tôt), toutefois inférieur aux attentes du marché qui misait sur un bénéfice de 1,9 milliard, selon un consensus Bloomberg. Hors cessions et éléments exceptionnels, ING, dont le cours a chuté de 5,4% hier, a affiché une perte de 516 millions d’euros, contre un bénéfice de 362 millions attendu.

Les performances d’ING ont notamment été affectées par des charges de 1,1 milliard d’euros liées à ses activités d’assurance aux Etats-Unis et de 348 millions d’euros provenant de couvertures visant à protéger son capital réglementaire dans l’assurance.

«Les pertes de couverture se révèlent étonnamment élevées et la charge sur les activités américaines se situe dans le haut de la fourchette (annoncée en décembre entre 900 millions et 1,1 milliard d’euros, ndlr)», a estimé un analyste de WestLB, jugeant ces points décevants.

ING a par ailleurs passé des dépréciations sur son exposition à la Grèce pour 199 millions d’euros (dont 133 millions chez ING Bank). Le groupe «a désormais déprécié l’ensemble de cette exposition en valeur de marché à environ 20% du pair à fin 2011, après une charge de 978 millions sur 2011», note CreditSights. Le bureau d’études souligne aussi qu’ING a significativement réduit son exposition à la dette souveraine (Grèce, Italie, Irlande, Portugal et Espagne), qui représentait 9% du capital à fin 2011 contre 27% à fin juin 2011.

L’ensemble des charges et dépréciations a été compensé par 1,3 milliard de gains de cession (dont 995 millions d’euros attachés aux activités d’assurance en Amérique latine) et 718 millions de gains liés aux offres d’échange et de rachat de la dette subordonnée.

Les résultats publiés «sont très faibles», estime l’analyste de Credit Suisse, qui se dit par ailleurs déçu par «l’absence de nouvelles annonces stratégiques». ING, qui a reçu en 2008 une aide de l’Etat de 10 milliards d’euros (dont 4,5 milliards restent à rembourser), s’est engagé en contrepartie à céder ses activités d’assurance d’ici à fin 2013. le bancassureur, qui ne versera pas de dividende pour 2011, a indiqué continuer à «préparer» ces branches à des «avenirs indépendants».

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