« Il y avait des disparités dans notre manière de fonctionner »

Sandra Libert, 38 ans, responsable conformité et contrôle permanent, Socfim
Hélène Truffaut
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Sandra Libert, responsable conformité et contrôle permanent, Socfim

Cette prise de conscience de la direction que quelque chose n’allait pas et le fait de la voir prendre les choses en main nous a surpris. Et il n’a pas été facile, au début, de nous retrouver entre managers lors des « coman » organisés une fois par mois. Cela durait trois ou quatre heures, et ce n’était jamais le bon moment : nous étions toujours tous mobilisés sur l’opérationnel. Nous sommes, par ailleurs, une petite entreprise où tout le monde est censé se connaître, surtout à la conformité, qui travaille avec tous les métiers. La première fois, nous étions étonnés et ne savions quoi faire. Et puis nous avons commencé à comprendre le sens et l’utilité de ces échanges. Ils nous permettent de mettre le doigt sur des points importants. De comprendre, par exemple, que chaque processus affecte plusieurs services, comme c’est le cas de la saisie des données par les opérationnels – qui doit être bien faite ! Nous avons constaté des disparités dans nos façons de fonctionner, tant à l’égard de nos équipes que de nos directions respectives car chacun a sa propre manière de gérer ses missions. Ces réunions génèrent de la cohésion et du partage. Nous avons également des « coman » avec le directoire, ce qui permet ensuite aux managers de restituer à leur équipe des informations de première main. Tout ceci contribue à améliorer nos pratiques communes et nous donne le sentiment de participer davantage à l’entreprise. La fréquence des coman va s’espacer, car les échanges se font maintenant naturellement. C’est ma première expérience de manager – j’ai deux collaborateurs avec moi – et j’ai le sentiment d’avoir grandi en confrontant mon expérience à celle des autres.

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