Humanis ambitionne de devenir un poids lourd de l’épargne retraite
L’ambition d’Humanis, issue de la fusion annoncée jeudi dernier des groupes Humanis et Novalis Taitbout, est claire. Le nouveau groupe mutualiste comptera 6.600 collaborateurs répartis sur l’ensemble du territoire pour plus de 10 millions de clients et 700.000 entreprises, de la TPE aux plus grandes entreprises (dix des quarante sociétés cotées sur le CAC 40). Humanis nouvelle mouture gérera 9,2 millions de personnes dans l’activité «retraite», 3,8 milliards d’euros d’encours dans l'épargne retraite et salariale et 8,7 milliards d’actifs sous gestion. Le groupe devient notamment le premier intervenant de retraite complémentaire Agirc Arrco avec 22,4% du portefeuille, soit 11,5 milliards d’euros de cotisations.
Aux côtés de Michel Keller (du Medef), le nouveau président du nouveau groupe, jusqu’ici président de Novalis Taitbout, le conseil d’administration de l’Association sommitale Humanis composé de trente membres a nommé Pierre Steff (de la CFDT) comme vice-président. Damien Vandorpe assumera les fonctions de directeur général et Jean-Paul Lacam de directeur général délégué. «La qualité de la gouvernance paritaire et mutualiste est un élément de différenciation qu’il faut préserver et développer» a indiqué Michel Keller lors de la présentation de la fusion à la presse qui a eu lieu hier.
S’appuyant dorénavant sur quelque 15,6 milliards d’actifs et une marge de solvabilité de 355%, le nouveau groupe a vocation à être «l’un des acteurs de référence de la protection sociale», selon le communiqué. Le but était de réaliser «d’abord une opération qui ait du sens au plan économique mais également au plan social», a précisé Michel Keller, rappelant les origines paritaires et mutualistes d’Humanis.
«L'éthique c’est être à la hauteur de ce qui vous arrive». Telle est l’ambition que s’est fixé Michel Keller, citant une maxime du philosophe Gilles Deleuze. Pour ce faire, le groupe compte notamment sur la coentreprise lancée l’année dernière entre Novalis Taitbout et Axa, nommée REE, afin de se développer dans l’épargne retraite collective, un secteur dans lequel l’assureur français est déjà leader. Le groupe compte se développer à l’international, un secteur qui génère pour l’heure 13 millions d’euros de chiffre d’affaires. La prévention et la télé-médecine constituent également un axe de développement stratégique, selon Damien Vandorpe.
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle