HSBC revoit à la baisse ses perspectives
Le cours de l’action HSBC perdait plus de 4 % dans la matinée après la publication d’un résultat avant impôts de 4,8 milliards de dollars (4,33 milliards d’euros), en baisse de 18 % par rapport aux 5,9 milliards de dollars pour la même période en 2018. Le consensus des analystes s’attendait à un résultat de 5,3 milliards de dollars, en baisse de seulement 10 %.
Le résultat net de la banque, à 3 milliards de dollars, affiche une baisse de 24 % pour le troisième trimestre 2019, comparé au troisième trimestre 2018. Le rendement du capital retraité (RoTE, return on tangible equity) pour le troisième trimestre est de 6,4 %. La banque a précisé que, compte tenu de perspectives de croissance au deuxième semestre plus faibles qu’anticipé, elle ne prévoyait plus d’atteindre son objectif de RoTE de 11 % en 2020.
Noel Quinn, le directeur général de la banque, nommé à titre intérimaire après le départ de John Flint au mois d’août, a justifié cette contre-performance par de mauvais résultats en Europe continentale, au Royaume-Uni et aux États-Unis, alors que ses activités en Asie ont plutôt résisté.
Alors que le groupe a mandaté Lazard pour réfléchir à l’avenir de sa banque de détail en France, Noel Quinn a aussi annoncé de possibles restructurations futures, déclarant que « les plans précédents ne suffisent plus à améliorer les performances, compte tenu des perspectives plus sombres pour la croissance des revenus ».
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Poutine ordonne l'arrêt des frappes sur Kiev pendant trois jours alors que les émissaires de Trump sont à Moscou
Jared Kushner et Steve Witkoff, les deux émissaires de Donald Trump, se trouvent actuellement à Moscou, samedi 5 septembre, où ils doivent rencontrer Vladimir Poutine. Ils seront le lendemain à Kiev, une première pour eux, pour un entretien avec Volodymyr Zelensky. La pause dans les frappes commence dans la nuit de ce samedi à dimanche -
Couteau dans le dosVolkswagen : pourquoi les salariés ont soutenu la suppression de 50 000 postes supplémentaires
Le principal syndicat du groupe automobile estime que l'accord laisse la porte ouverte à une poursuite d'activités ou une reprise des quatre usines menacées outre-Rhin -
La roue tourneDette américaine : le signal du fonds souverain norvégien à Donald Trump
Les investisseurs étrangers invoquent toutes sortes de raisons pour justifier une baisse de leur exposition à la dette publique américaine