HSBC poursuit son recentrage en cédant son activité américaine de cartes
HSBC fait un pas de plus dans son plan de restructuration. Après avoir annoncé la semaine dernière la suppression prévue de 30.000 postes, soit 10% de ses effectifs à travers le monde, HSBC est en bonne voie pour vendre son activité de cartes de crédit aux Etats-Unis.
Dans un avis financier déposé à la Bourse de Hong-Kong hier, la banque sino-britannique précise toutefois que «les discussions sont en cours et aucune décision de procéder à une quelconque transaction n’a encore été prise». Ainsi, le nom de son interlocuteur n’est pas dévoilé, mais le Wall Street Journal évoque celui de Capital One, établissement spécialisé dans les cartes de crédit. Un mois plus tôt, l’agence de presse Reuters signalait l’intérêt manifesté par Capital One et la banque de détail Wells Fargo.
Le projet de vente n’est pas une surprise. En mai dernier, HSBC déclarait qu’il cherchait en effet un repreneur pour sa filiale américaine, dont les encours de créances représentent tout de même 31 milliards de dollars. Cette volonté est liée au plan de recentrage radical et de réduction des coûts de 2,5 à 3,5 milliards de dollars mis en place par Stuart Gulliver, le nouveau directeur général du groupe –ce en dépit de résultats financiers plus que corrects dans le contexte actuel.
Peu performantes, les activités de détail aux Etats-Unis ne font pas partie des priorités de HSBC, qui a décidé de privilégier les pays émergents. Au moment de la publication de ses comptes semestriels la semaine dernière, l’établissement a d’ailleurs annoncé la vente de 195 agences bancaires à First Niagara (pour un milliard de dollars) et la fermeture de 13 autres.
Certes, la vente de ses cartes de crédit américaines soulagerait le groupe, mais il ne devrait pas espérer en tirer un prix stratosphérique. En effet, les repreneurs potentiels pour un portefeuille de cette taille ne sont plus légion depuis la crise financière. Se pose une question de qualité, mais le secteur fait également face au durcissement de la réglementation outre-Atlantique. Citigroup et General Electric ne sont par exemple pas parvenus à trouver acquéreur pour leur filiale dans ce secteur.
Si HSBC et Capital One parvenaient toutefois à se mettre d’accord, il s’agirait de sa deuxième acquisition majeure d’une filiale américaine d’un groupe financier européen. Les difficultés causées par la crise a en effet poussé le néerlandais ING à lui vendre sa banque en ligne ING Direct USA, pour neuf milliards de dollars en numéraire et en actions.
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