HSBC déçoit malgré une hausse de son bénéfice
HSBC a annoncé un bénéfice avant impôt en hausse de 10% à 14,1 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros) au premier semestre 2013 par rapport à la même période en 2012, le plan de réduction des coûts n’ayant pas totalement compensé les moindres revenus de l’activité, selon le communiqué publié lundi 5 août par la banque. Le bénéfice sous jacent avant impôt sont de 13,1 milliards de dollars (9.6 milliards d’euros) soit une augmentation de 47%, du fait d’un accroissement des revenus, d’une baisse des dépréciations sur créances et des dépenses d’exploitation. HSBC indique également une amélioration «notable» de son portefeuille américain.
Pour autant, les résultats sont inférieurs aux attentes des analystes. En cause, un recul de 7% du produit net bancaire à 34,4 milliards de dollars (25,9 milliards d’euros). Cette diminution est imputable à la léthargie de la croissance européenne, ainsi qu’aux ralentissements de la l’activité chinoise et plus généralement de l’Asie. La banque invoque aussi des coûts liés à l’application de nouvelles règlementations.
HSBC, qui depuis trois ans mène un programme de réduction des coûts, avait annoncé en mai dernier la possibilité de supprimer 14.000 postes supplémentaires dans le cadre d’un plan qui vise à dégager 3 milliards de dollars par an (2,33 milliards d’euros) d’économies. De plus, le groupe précise avoir cédé ou fermé 11 activités jugées «non-stratégiques» depuis le début de l’année. Depuis 2011, la banque a totalisé cinquante-quatre cessions ou fermetures d’activités. « Nous avons atteint 0,8 milliard de dollars d'économies (0,6 milliards d’euros au premier semestre 2013) durables dans toutes les régions, sur la base d’un total annualisé de 4,1 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) depuis le début de l’année 2011, ce qui excède notre objectif pour la fin de l’année 2013» précise le communiqué.
Par ailleurs, HSBC a annoncé hier avoir donné 60 jours à une quarantaine d’ambassades et de consulats installés à Londres, dont la nonciature apostolique du Vatican, pour transférer leurs fonds dans un autre établissement bancaire, provocant de vives réactions de la part des diplomates concernés. La banque craint d’être, une nouvelle fois, accusée de complicité de blanchiment d’argent. Pour cette raison, elle a dû s’acquitter d’une amende record de 1,92 milliard de dollars (1,45 milliard d’euros) aux Etats-Unis en janvier.
Plus d'articles du même thème
-
Fort d'une reprise de sa marge et de ses commandes, Technip Energies confirme son rebond
Le spécialiste de l'ingénierie pour les projets énergétiques a enregistré une nette hausse de sa rentabilité en trois mois et il engrange les contrats. Son action reprend des couleurs en Bourse. -
Pernod Ricard a bouclé le rachat de 1,2 milliard d'euros de ses obligations
L'entreprise avait annoncé le 22 octobre dernier avoir placé en deux tranches pour 1,5 milliard d'euros d'obligations à durée indéterminée auprès d'investisseurs qualifiés. -
Pluxee prend l'eau en Bourse après ses perspectives
Le spécialiste des titres-restaurant a prévenu qu'il s'attendait à un exercice de transition lors duquel son excédent brut d'exploitation s'inscrirait en repli.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
« Remporter la bataille informationnelle » : comment LFI s’inspire de la stratégie numérique de Lula
Canal Whatsapp, blocage des comptes d’extrême droite… Les insoumis relaient sur les réseaux sociaux des techniques présentées comme ayant permis la réélection du président brésilien Lula. Non sans fausse note. -
Championne d'Europe des impôts : la France reprend sa couronne au Danemark
Avec une hausse des impôts en 2025, la France a un taux de prélèvements obligatoires qui atteint 46 % du PIB en 2025, contre 45,1 % en 2024, et reprend donc la première place au Danemark -
Numéro de téléphoneUkraine : les Européens veulent être représentés dans les négociations, mais par qui ?
La récente agitation diplomatique dans le dossier russo-ukrainien a relancé cette question, sur laquelle l’Europe ne cesse de buter