HSBC arrache le feu vert pour la cession de sa participation dans l’assureur Ping An
Heureux dénouement en Chine pour HSBC. Le groupe britannique a décroché l’aval de la China Insurance Regulatory Commission, le régulateur du secteur de l’assurance en Chine, indispensable en vue de la cession de sa participation dans Ping An au bénéfice de l’investisseur thaïlandais Dhanin Chearavanont. Si la première tranche, d’un montant de 1,93 milliard de dollars, a été finalisée le 7 décembre, il fallait l’accord du régulateur pour la seconde, chiffrée à 7,4 milliards de dollars. Une étape décisive dont l’issue positive était menacée depuis six semaines. Le paiement a été effectué en numéraire pour ces 976,1 millions de titres et la transaction devrait être finalisée mercredi.
C’est le plan de financement qui a été à l’origine de ces remous. En décembre, HSBC indiquait que l’acquisition de quatre cinquièmes des titres se ferait avec du cash et grâce à un accord de financement avec China Development Bank (CDB). Or, l’engagement de ce dernier a été remis en cause début janvier en raison de doutes sur l’origine des fonds apportés par Charoen Pokphand Group (CP Group), le conglomérat de Dhanin Chearavanont. Au bout du compte, CP Group s’est passé du soutien de CDB.
«Etant donné toutes les péripéties, ce dénouement est plutôt une surprise et semble bénéfique à tous»,a commenté Li Wenbing, analyste chez Bocom International. «Avec un investisseur relativement passif comme CP, la direction de Ping An peut maintenir son contrôle sur les activités de la compagnie et s’appuyer sur l’expertise de CP dans l’accès au secteur financier rural», a-t-il ajouté. Le conglomérat, dont les liens avec la Chine ont été tissés à la fin des années 1970 sous l’impulsion de Deng Xiaoping, a développé dans le pays de nombreux projets agricoles locaux.
En ce qui concerne HSBC, l’opération se traduit par un bénéfice de 2,6 milliards de dollars. De quoi affronter avec plus d’assurance les litiges en cours, notamment en ce qui concerne la commercialisation contestée de dérivés de taux auprès de petites entreprises. Le groupe a par ailleurs signé en décembre un chèque d’un montant record de 1,92 milliard de dollars afin de solder des poursuites américaines dans une affaire de blanchiment d’argent sale.
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