Groupama SA prépare un plan de départs volontaires
Groupama durcit sa cure d’austérité. Alors que Standard & Poor’s a abaissé lundi sa note long terme de deux crans, à BB, l’assureur s’apprête à couper dans ses effectifs. Lors d’un comité central d’entreprise (CCE) qui s’est tenu la semaine dernière, la direction du groupe mutualiste a en effet annoncé aux organisations syndicales son intention de mettre en œuvre un plan de départs volontaires chez Groupama SA, sa structure de tête. L’information a été confirmée à L’Agefi par la direction du groupe français. «Mais les modalités de ce plan restent à définir en concertation avec les organisations syndicales», précise-t-on du côté de la direction.
Cette décision constitue un virage à 180 degrés pour une compagnie qui avait maintes fois démenti toutes les spéculations concernant un tel plan. A plusieurs reprises, la direction avait même indiqué que les effectifs n’étaient pas une variable d’ajustement face aux difficultés que traverse la société.
Pour l’heure, aucun détail n’a été communiqué aux instances syndicales sur l’ampleur de ce plan de départs volontaires qui concerne une entité rassemblant 1.722 salariés à fin décembre 2011. «Nous n’avons pas eu d’écho ni sur le calendrier, ni sur les tranches d’âge visées, ni sur le nombre de départs souhaité par la direction», a indiqué un représentant syndical CFTC Groupama.
Selon le site internet du syndicat, la direction de l’assureur a justifié sa décision par la volonté de réduire ses ressources, estimant qu’une telle démarche s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les missions de Groupama SA. et leur recentrage à court terme. En outre, selon la même source, la direction aurait reconnu que le non-remplacement des départs naturels ne suffira pas à atteindre l’effectif cible.
Une telle démarche a cependant surpris les organisations syndicales, à l’image de la CGT qui déplore que la direction de Groupama SA n’ait pas opté pour un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). «Ce plan de départs volontaires n’est pas la bonne solution», estime Philippe Goret, le porte-parole de la CGT Groupama Gan. Ce dernier craint d’ailleurs que ce plan en appelle d’autres au sein du groupe. «Nous en sommes au premier pas et les interrogations restent importantes sur les décisions qui pourraient toucher d’autres entités», a-t-il indiqué.
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