Groupama lance un cinquième plan de départs volontaires
Groupama accumule les plans de départs volontaires (PDV). Cette fois, c’est Gan Prévoyance, sa filiale dédiée à la protection sociale individuelle, qui est touchée, selon plusieurs sources internes. L’assureur y vise environ 170 suppressions de postes. Il espère recueillir l’avis des partenaires sociaux avant l’été afin de pouvoir ouvrir ce nouveau guichet de départs au deuxième semestre 2013.
Il s’agit du cinquième plan de départs volontaires annoncé par le groupe, depuis que ses difficultés financières apparues au grand jour mi-2011 l’ont contraint à réduire la voilure. La structure de tête Groupama SA a entamé le mouvement avec 171 suppressions de postes. Chez Groupama Supports et Services, le groupement de moyens informatiques et logistiques de l’assureur, le plan de départs volontaires a concerné 180 collaborateurs. Dans la filiale Gan Assurances, le PDV vise 200 postes mais devrait recueillir tout au plus 180 candidatures, selon des sources syndicales. Enfin, la filiale bancaire Groupama Banque devrait voir partir 80 à 85 salariés.
Au total, les plans de départs volontaires lancés depuis un an devraient toucher près de 800 collaborateurs. Si l’on y ajoute près d’un millier de départs naturels non remplacés l’an dernier, et l’effet des cessions de filiales en France et à l’étranger, la baisse des effectifs est sensible. Sur le périmètre de Groupama SA et de ses filiales, le nombre de collaborateurs est passé de 21.824 fin 2011 à 17.142 fin 2012, selon le document de référence du groupe, soit une baisse de 21% en un an.
Ces plans de départs s’inscrivent dans l’objectif d’économies de 400 millions d’euros à horizon 2014 annoncé il y a deux ans. L’austérité a d’ailleurs commencé à payer en 2012, avec un recul des charges de 6,5%.
Mais le plus délicat reste à venir. En reprenant la direction générale à l’automne 2011, Thierry Martel a logiquement fait porter l’effort sur le périmètre Groupama SA, dont la croissance externe échevelée était à la source des difficultés du groupe. Cette part du contrat quasiment remplie, il appartient désormais aux actionnaires, les caisses régionales, de se montrer elles aussi plus efficaces. Plus facile à dire qu’à faire dans un groupe décentralisé et politisé comme l’est l’assureur mutualiste.
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