Gras Savoye veut supprimer 15% de son effectif en France
Gras Savoye avait annoncé à ses troupes une restructuration d’envergure pour 2013. Le verdict est tombé: selon des sources proches, le premier courtier français en assurances s’apprête à supprimer 291 postes dans l’ensemble de ses sites en France, soit 15% d’un effectif d’un peu moins de 2.000 collaborateurs dans l’Hexagone et de 3.800 dans le monde. Les détails du projet de plan de sauvegarde de l’emploi seront présentés aux partenaires sociaux les 12 et 13 mars. Interrogé par L’Agefi, le groupe confirme la tenue d’une réunion d’information la semaine prochaine mais ne fait aucun commentaire sur son contenu.
Contrôlé par le fonds Astorg aux côtés de l’américain Willis et du management depuis sa reprise en LBO en 2009, Gras Savoye, bien que rentable, compte sur ce plan pour redresser une trajectoire financière qui ne s’est pas montrée à la hauteur des attentes de ses actionnaires. Les objectifs du plan à 5 ans élaboré lors du rachat ont été abandonnés. En janvier, le groupe a fourni en interne une simulation de chiffre d’affaires sur la période 2013-2015 qui prévoyait une croissance inférieure à 5% à 3 ans. Ses derniers revenus connus, pour 2011, ont atteint 555 millions d’euros, en recul de 1,3%. L’objectif final reste une revente au courtier américain Willis, qui dispose d’une option d’achat, à horizon 2015-2016.
La baisse des effectifs, qui s’est déjà vérifiée en 2012 en raison de nombreux départs non remplacés, se double d’une réorganisation financière. Gras Savoye a renégocié le mois dernier sa dette d’acquisition senior. En plus d’un crédit vendeur et d’une ligne d’acquisition, cette dette atteignait 145 millions d’euros lors du montage du leveraged buy-out. Elle était retombée à 80 millions au fil des amortissements. Le nouveau financement, monté par les caisses de Crédit Agricole Nord de France et Ile de France, n’est plus que de 50 millions d’euros.
La différence provient des produits de cessions d’activités. Le groupe a notamment vendu en début d’année son courtier en assurance maritime Eyssautier aux dirigeants de cette structure et au fonds Omnes Capital. Cette activité représente un chiffre d’affaires annuel de 10 millions d’euros. Signe que la situation financière reste saine, les actionnaires n’ont pas eu à recapitaliser Gras Savoye lors de la renégociation de dette.
Plus d'articles du même thème
-
Le fil des négociations n’est pas rompu entre Washington et Téhéran
Après avoir rejeté durant le week-end le plan iranien destiné à rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump s’attend à une poursuite des discussions cette semaine. -
«La correction sur les taux nous paraît excessive»
Mikaël Pacot, responsable Investissements Souverains et SSA chez BNP Paribas AM. -
«Nous demeurons constructifs sur les marchés actions»
Valentin Bissat, chef économiste et stratégiste senior chez Mirabaud AM
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Sénatoriales : pour la première fois, le RN aura un groupe au Sénat
Associé à l'UDR d'Eric Ciotti, le Rassemblement national est sur le point de diriger un groupe au Sénat. Une première dans l'histoire du parti -
Lignes rougesRussie – Europe : l’étrange et inquiétante escalade
Face à des attaques hybrides russes de plus en plus affirmées, les Européens sont parfois pris au dépourvu. Ils planchent toutefois sur des modes collectifs de riposte -
EditoLa France au révélateur de la Léonmania
Que dit de notre pays l'incroyable succès de la visite du pape Léon XIV à Paris ?