Gras Savoye va lancer un plan social de moindre ampleur que prévu
Après quelques rebondissements, Gras Savoye est parvenu à ses fins. Le premier courtier français d’assurance a annoncé vendredi avoir signé un accord de méthode avec les représentants du personnel le 13 septembre, pour lancer son plan de 291 suppressions de postes. Son DRH, Gwénaël Bousquet, a fait part de sa «satisfaction d’avoir su renouer avec les représentants des salariés un dialogue social constructif». Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) débutera le 25 octobre, au lendemain de la consultation des comités d’établissement des différents sites.
Son ampleur pourrait être moindre que prévu en mars. «Les mouvements intervenus depuis lors permettront de réduire sensiblement le nombre de licenciements projetés, explique la société à L’Agefi, en allusion aux salariés déjà partis ces derniers mois. Nous pensons donc que le nombre de départs contraints devrait être inférieur à 180». Un chiffre à comparer aux 234 suppressions nettes prévues (10% des effectifs), les 291 suppressions brutes étant en partie compensées par 57 créations de postes.
Après une grève fin juin, un premier accord de méthode avait été adopté par trois syndicats (CFE/CGC, CFDT et CGT) le 26 juillet dernier, mais sans les voix de la CFTC et FO. Les deux organisations majoritaires (à 53%) se sont du coup formellement opposées au texte. «Nous jugions l’accord interprétable et pas suffisamment sécurisé, et les indemnités insuffisantes», déclare Yann Salomon, délégué syndical FO chez Gras Savoye.
La dernière mouture a été paraphée la semaine dernière par les syndicats, à l’exception de FO. S’ils contestent toujours la pertinence du plan social, les élus ont obtenu que les indemnités de licenciement soient au moins égales à un an de salaire brut, y compris les primes récurrentes. «Les organisations syndicales peuvent désormais aider et assister les salariés lors de leur rendez-vous avec les ressources humaines», ajoute Gilbert Benzekri, délégué syndical CFTC. «Nous avons par ailleurs mis en place un dispositif de départs volontaires de substitution pour certaines catégories d’emplois concernés», pointe de son côté la direction.
Outre son plan d’économies, Gras Savoye doit retrouver le chemin de la croissance après deux années de baisse de revenus et des interrogations sur l’évolution de son actionnariat. Willis, qui détient 31,8% des parts, a repoussé à 2016 l’exercice éventuel d’une option de prise de contrôle à 100%.
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