Gouvernement et Parlement britanniques restent au chevet de RBS et de Lloyds
Le sort de Royal Bank of Scotland et de Lloyds Banking Group suscite bien des interrogations. Le Parlement et le gouvernement britanniques éclairent aujourd’hui le sujet. Dans un rapport attendu de longue date publié ce matin (lire page 19), la Commission parlementaire sur les normes bancaires donne des pistes pour réorganiser et consolider le secteur en évoquant particulièrement le cas des deux mastodontes nationalisés à lasuitede l’éclatement de la bulle financière fin 2008. L’Etat britannique contrôle encore 81% du premier et 39% du second, après y avoir injecté au total 65,8 milliards de livres sterling (76,8 milliards d’euros) pendant la crise. Le rapport parlementaire estime que le gouvernement a «interféré» d’une manière «tout à fait inacceptable» dans la gestion des deux établissements.
La question de la scission totale de l’établissement écossais entre les activités de détail et les métiers de banque de financement et d’investissement (BFI) reste cruciale. RBS avait déjà annoncé la semaine dernière en interne sa volonté d’abandonner ses activités de dérivés actions et de produits structurés destinés à la clientèle particulière.
La Commission parlementaire demande au gouvernement de mener à bien d’ici septembre une «analyse détaillée» portant sur les avantages de la création d’une «bad bank» pour les actifs douteux de RBS. Cette hypothèse pourrait bien selon le rapport permettre à la banque de se libérer du poids du passé et renforcer sa capacité à prêter par le biais de la mise en avant d’une «bonne banque» dédiée aux particuliers et aux entreprises.
Le ministre des Finances George Osborne a déclaré hier dans un entretien radio accordé à la BBC qu’il ébaucherait dans son discours de Mansion House aujourd’hui même les solutions destinées aux deux établissements. «Nous voulons privatiser ces banques. Nous voulons être certains que le contribuable en ait pour son argent. Nous voulons que l’on nous rende l’argent. Nous voulons que ces banques soutiennent fortement l’économie du Royaume Uni», a-t-il déclaré. Pour RBS, il a été encore plus explicite, éloignant le spectre d’une évolution rapide de son statut: «Nous pouvons envisager la privatisation de RBS à la seule condition que nous récupérions suffisamment d’argent». Or cette ligne est aujourd’hui en nette moins-value.
George Osborne rejoint ainsi les déclarations du Premier ministre David Cameron. La semaine dernière, ce dernier avait bien insisté sur le fait que la plus-value était plus importante que l’échéance de l’opération.
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