Goldman Sachs a été porté par sa banque d’investissement au premier trimestre
Contrairement à JPMorgan en fin de semaine dernière, Goldman Sachs ne déçoit pas les investisseurs. La banque américaine a dévoilé lundi en début d’après-midi un profit net en hausse de 28%, à 4,13 milliards de dollars, au titre de son premier trimestre.
En réaction, l’action Goldman Sachs avançait de plus de 4% vers 14h dans les échanges avant l’ouverture de la Bourse américaine.
Sur les trois premiers mois de l’année, le groupe a notamment profité d’une amélioration des conditions de marché, qui a porté les performances de son importante banque d’investissement. Celle-ci a vu ses revenus bondir de 32%, à 2,09 milliards de dollars. L’activité de conseil a enregistré des commissions en progression de 24%, à 1 milliard, quand les métiers liés à la souscription de fonds propres et ceux de dettes grimpaient de 45% et 38%, à 370 et 699 millions de dollars, respectivement.
Hausse des fusions-acquisitions
Selon des données de Dealogic, le volume mondial des fusions et acquisitions, dont Goldman Sachs est un spécialiste, a augmenté de 30% au premier trimestre pour atteindre environ 755,1 milliards de dollars par rapport à l’année précédente.
Les revenus tirés de la négociation de titres à revenu fixe, de devises et de matières premières ont de leur côté augmenté de 10% pour atteindre 4,32 milliards de dollars, tandis que les revenus tirés des actions ont progressé de 10%, à 3,31 milliards de dollars.
Platform solutions, l’unité qui héberge certaines des activités de Goldman Sachs dans le domaine de la consommation, a enregistré une hausse de 24% de ses revenus. La banque est en train de réduire ses activités dans le secteur, qui ont perdu des milliards de dollars. Elle a déjà passé d’importantes dépréciations sur GreenSky, un spécialiste des crédits pour l’amélioration de l’habitat qu’elle a acheté et vendu deux ans plus tard.
Le PDG, David Solomon, qui s'était fait le champion de la banque de détail, s’est attiré des critiques pour cette stratégie. Récemment, l’agence de conseil aux investisseurs ISS a d’ailleurs recommandé de séparer les rôles de président et de directeur général.
(Avec Reuters)
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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