Generali donne la priorité au renforcement de ses fonds propres
Mario Greco, directeur général de Generali, a dévoilé hier à Londres la nouvelle orientation de l’assureur italien qui doit lui permettre de se repositionner comme un groupe mondial. Lors d’une journée investisseurs, le groupe a annoncé vouloir générer un retour sur fond propres de 13% à l’horizon 2015 (contre 10% en 2012) ce qui devrait se traduire par un résultat d’exploitation dépassant les 5 milliards d’euros à cette date, comparé à 3,93 milliards en 2011.
«C’est un objectif complètement réalisable», a assuré Mario Greco. Le Lion de Trieste espère atteindre des niveaux de capitaux et d’endettement équivalents à une notation AA, comparé à A aujourd’hui chez S&P assorti d’une surveillance négative. Le groupe veut aussi porter son ratio de solvabilité à 160% d’ici à 2015 contre 140% au cours des neuf premiers mois en 2012.
Le contrôle des dépenses sera un axe déterminant: l’assureur a lancé un plan d’économies de 600 millions d’ici à 2015, au travers d’une simplification des activités, la création d’une fonction achats centralisée et une meilleure efficacité informatique. Generali veut se recentrer sur son métier d’assureur, en donnant un poids plus important à sa division dommages, qui devra représenter près de la moitié des bénéfices d’exploitation au lieu de 35% au 30 septembre 2012. En assurance vie, la priorité sera donnée à la rentabilité des opérations plutôt qu’aux volumes. Enfin, la compagnie souhaite maximiser ses rendements dans les pays matures à l’image de la France, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, l’Espagne et la République tchèque.
L’assureur entend aussi se renforcer, par des «investissements à venir» en Europe centrale et en Asie. Pour autant, Generali, qui a acquis début janvier le solde du capital de GPH pour 2,5 milliards et 38 % de l’assureur russe Ingosstrakh d’Oleg Deripaska, n’a pas d’autres plans pour des acquisitions en Europe de l’Est. Le groupe, qui espère tirer 4 milliards d’euros du produit de ses cessions d’actifs, a indiqué que le processus de vente de la banque privée suisse BSI Group et celle de Generali US Re se poursuit.
«Nous nous attachons à regarder la valorisation de chaque entité et si elle est juste et intéressante, alors nous procéderons à des ventes, a souligné Mario Greco. Nous ne sommes pas des vendeurs forcés». Le plan stratégique n’a pas convaincu les analystes: l’action Generali clôturait hier en baisse de 3,09 % à Milan.
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