« En un an et demi, nous avons formé une soixantaine de professionnels »
Anaïs Raoux, fondatrice et directrice de l’école Wake Up et de son programme fintech Pourquoi avoir créé un programme de formation dédié à la fintech ? En tant que déléguée générale de l’association professionnelle France Fintech, j’ai réalisé que beaucoup de cadres de la banque et de consultants voulaient participer à la création des services financiers de demain. Nous avons donc créé un programme de formation sur les toutes dernières innovations financières pour tous les cadres qui recherchent plus de sens et d’aventure dans leur travail. Nos élèves ont en moyenne huit à dix ans de carrière dans le secteur bancaire traditionnel et souhaitent s’investir dans les nouvelles opportunités qu’offre le numérique. Tous ont une appétence pour la nouveauté et cherchent à exploiter pleinement leur potentiel. Qu’offre cette formation ? Nous proposons une vision à 360 ° du secteur fintech grâce à trois piliers. Le premier concerne les enjeux stratégiques, comme les business models, la réglementation et les nouveaux marchés. Le deuxième est l’humain, pour se projeter dans la vie quotidienne en start-up et développer les qualités requises pour s’adapter : apprendre à être à l’aise avec l’incertitude, développer son intuition, trouver ses talents et favoriser sa créativité. Le dernier pilier est celui de la technologie, où nous démythifions le code informatique. Au final, ce programme certifiant dure six samedis consécutifs, compte 10 à 15 participants sélectionnés et est reconnu par l’Association française des banques. Quels sont les résultats, à ce stade ? En un an et demi, nous avons eu cinq promotions et formé une soixantaine de professionnels. Et 67 % de ces personnes ont suivi ont enclenché l’étape suivante d’entreprendre, « intraprendre » ou rejoindre une fintech. Les autres préfèrent finalement rester dans leur secteur. Nous pensons qu’il est important de se connaître et de vérifier que le secteur qui nous attire est réellement compatible avec nos priorités. C’est pour cette raison que nous faisons intervenir des entrepreneurs pour mettre en lumière les doutes, les succès, les échecs, la culture de leur start-up, la nécessité de la résilience et de la pugnacité…
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