Dexia espère achever ses cessions d’ici la fin du premier trimestre 2012

Le groupe, qui a essuyé 6,3 milliards d’euros de pertes au troisième trimestre, attend toujours un accord définitif sur la garantie des Etats
Florent Le Quintrec

Les dépréciations passées sur la Grèce et les premières étapes du démantèlement ont conduit Dexia à enregistrer 6,3 milliards d’euros de pertes au troisième trimestre. Dans une «déclaration intermédiaire», Dexia indique avoir ramené la valeur de ses titres souverains grecs à 55% du nominal et déprécié ses dérivés de couverture. Coût total: 2,3 milliards d’euros.

La vente de Dexia Banque Belgique (DBB) pour 4 milliards d’euros en octobre, intégrée dans les comptes du troisième trimestre, a provoqué une perte de 4,065 milliards d’euros, soit davantage que les 3,8 milliards estimés initialement.

Le produit de la vente de DBB financera en partie une augmentation de capital de 4,2 milliards d’euros de Dexia Crédit Local (DCL), dont les fonds propres sociaux sont passés en territoire négatif à hauteur de 3 milliards d’euros, en raison de charges liées à la Grèce et d’ajustements comptables. La recapitalisation ne pèsera pas sur les comptes de Dexia car elle s’effectuera via la conversion de 2,5 milliards de dette subordonnée de Dexia vers DCL et par un apport en numéraire de 1,7 milliard d’euros issus de la vente de DBB.

Ce numéraire permettra de réduire les encours de financement apportés par DBB à DCL. De même, les 2,3 milliards restants de la cession de DBB serviront à rembourser des prêts accordés par DBB à Dexia.

Après la vente de DBB et de sa filiale d’assurance turque, Dexia a engagé les cessions de Denizbank, de Dexia AM et de Banque Internationale à Luxembourg. Le groupe étudie également la cession de la participation de 50% de BIL dans RBC Dexia. «J’espère que d’ici la fin de l’année on aura signé l’essentiel des cessions et que d’ici la fin du premier trimestre (2012) on aura signé l’essentiel des opérations», indique Pierre Mariani, l’administrateur délégué du groupe. Il prévient que des pertes supplémentaires sont à prévoir.

Si les cessions semblent en bonne voie, les accords définitifs sur la garantie de passifs avec la France, la Belgique et le Luxembourg se font en revanche toujours attendre. «Nous sommes en discussion pour finaliser la garantie des Etats dont le principe a été approuvé même si toutes les discussions ne sont pas terminées», précise Pierre Mariani.

Côté bilan, les fonds propres durs du groupe ont été fortement affectés par les dépréciations sur la Grèce, passant de 11,4 milliards à 9 milliards à fin septembre. Le ratio tier one ressort à 9,9% contre 13,3% à fin juin.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...