Des résultats conformes aux prévisions pour BNP Paribas
La banque a annoncé ce matin une perte nette de 1,366 milliard d’euros au titre du quatrième trimestre 2008, en ligne avec ses estimations, suite à d’importantes pertes dans ses activités de marché et à une forte hausse de ses provisions sur fond de crise financière. Sur l’année, le résultat net de 2008 ressort à 3,02 milliards d’euros. Le 26 janvier dernier, BNP Paribas l’avait estimé autour de trois milliards, en intégrant une perte nette d’environ 1,4 milliard d’euros pour le dernier trimestre.
Dans un communiqué, le groupe dirigé par Baudouin Prot a confirmé une perte avant impôt de 2,07 milliards d’euros dans ses activités de banque de financement et d’investissement (BFI) pour le dernier trimestre 2008, tandis que sur la période, son coût du risque a été multiplié par 3,4 à 2,55 milliards d’euros.
Le pôle BFI a toutefois «retrouvé des revenus positifs dès décembre, et réalisé une très bonne performance au mois de janvier», a assuré BNP Paribas hier soir, dans un communiqué annonçant la nomination d’Alain Papiasse à la tête de la BFI de la banque française dans le cadre d’une rotation interne. A ce poste, il remplacera à partir du 31 mars Jacques d’Estais, qui reprendra en échange les commandes du pôle AMS (gestion d’actifs, assurance, conservation de titres), soit les anciennes fonctions d’Alain Papiasse.
La banque a fait savoir ce matin qu’elle verserait un dividende d’un euro par action au titre de 2008, en baisse de 70% par rapport au dividende versé au titre de 2007. Au 31 décembre, son ratio de solvabilité financière Tier 1 ressortait à 7,8% et il sera porté à 8,4% après la deuxième tranche d’aide de l’Etat.
Les résultats de BNP Paribas surviennent vingt-quatre heures après ceux de son principal concurrent français, Société Générale, qui a fait état d’un bénéfice net de deux milliards d’euros pour 2008 et d’une forte hausse de ses provisions dans un climat de dégradation de l’environnement économique.
Candidat début octobre au rachat de Fortis, l'établissement bancaire français a vu ses espoirs de devenir la première banque de dépôts de la zone euro douchés, au moins temporairement, par un vote négatif des actionnaires de la banque belge le 11 février dernier. Les discussions entre le gouvernement belge et les dirigeants de BNP Paribas ne sont toutefois pas rompues, une rencontre ayant eu lieu lundi à Bruxelles.
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