Credit Suisse constate des faiblesses importantes dans ses reportings
Credit Suisse a annoncé ce 14 mars qu’il confirmait ses résultats pour l’année 2022 publiés le 9 février dernier. Cette précision intervient alors que la banque suisse avait décidé la semaine dernière de retarder la publication de son rapport annuel suite à un appel tardif du gendarme financier américain, la SEC, la nuit précédent la date prévue de publication.
Le groupe suisse a donc sorti ce rapport dans lequel il indique avoir identifié des «faiblesses importantes» dans ses contrôles internes et a déclaré qu’il n’avait pas encore endigué les sorties de fonds des clients. «Au 31 décembre 2022, le contrôle interne du groupe sur l’information financière n'était pas efficace et, pour les mêmes raisons, la direction a réévalué la situation et est parvenue à la même conclusion pour le 31 décembre 2021», a déclaré le groupe. La banque indique que l’identification de ces faiblesses sur le contrôle interne pourrait prendre du temps à être redressée et coûter des ressources. Par ailleurs, cette situation «pourrait avoir un effet négatif important sur nos activités, nos résultats d’exploitation et notre situation financière».
Dans le rapport, le cabinet d’audit PwC a émis une opinion défavorable sur l’efficacité des contrôles internes de la banque.
En Bourse, l’action Credit Suisse reculait de 1,4% mardi à 16h dans un marché européen en hausse après sa chute de la veille.
Plus d'articles du même thème
-
Revolut atteint officiellement les 115 milliards de valorisation
La banque en ligne a finalisé sa cession secondaire d'actions. -
M6 retrouve la fréquence du succès et ravive les espoirs des investisseurs
Tiré par l'effet Coupe du monde de football, le groupe audiovisuel a signé son "meilleur trimestre historique" sur les cibles commerciales et son "meilleur trimestre depuis 25 ans sur l'ensemble du public". De quoi susciter un regard neuf des investisseurs. D'autant que les braises spéculatives sur son contrôle ne sont pas totalement éteintes. -
L'éclatante victoire des démocrates redistribue les cartes parmi les secteurs cotés
De la défense aux banques, en passant par les énergies renouvelables et les semi-conducteurs, petit tour d'horizon des potentiels gagnants et perdants de ce succès démocrate.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent -
Déroute de TrumpMidterms : le temps d’une nuit, centristes et socialistes du parti démocrate ont fait front commun
Les jeunes des Democratic Socialists of America trinquent à la victoire des démocrates à travers le pays. Y compris ceux qu’ils accusaient hier d’être « trop mous » face à Donald Trump et trop modérés. Mais la fête finie, la bataille pour le parti commence