CNP lisse le coût de son exposition à la dette grecque
La participation au plan grec n’aura pas d’impact sur les résultats de CNP Assurances, qui a publié ses données semestrielles vendredi. Le premier assureur vie français, dont l’exposition brute à la Grèce en juste valeur s’élevait à 1,5 milliard d’euros à fin juin, a ponctionné les 353 millions de dépréciations liées à la décote des titres grecs (21%) dans sa provision pour participations aux excédents (PPE), qui s’établissait à 2.742 milliards d’euros à la fin du semestre.
CNP n’a toutefois pas encore choisi parmi les quatre options proposées par le plan pour apporter ses titres. «Nous allons décortiquer les options qui sont différentes par le niveau de garantie, le niveau de rendement, le niveau de décote immédiate», a précisé Antoine Lissowski, le directeur financier du groupe. «Il est d’ailleurs probable que le conseil d’administration soit saisi du sujet début septembre.»
CNP a maintenu son bénéfice net, ressorti à 543 millions d’euros, en dépit d’une chute de 13,7% de son chiffre d’affaires sur un an (15,3 milliards). Ce recul s’explique principalement par la baisse de collecte brute pour ses produits d’épargne, notamment en France et en Italie. L’assureur dit avoir subi la concurrence des produits d’épargne de bilan des banques à laquelle s’est ajouté le besoin accru de liquidités des clients en période d’incertitude.
Le directeur général du groupe, Gilles Benoist s’est par ailleurs dit plus pessimiste que la Fédération française des sociétés d’assurance qui table sur un recul de la collecte brute en épargne vie de 6% maximum en France cette année.
Malgré cette situation difficile, le groupe a largement amélioré sa rentabilité ainsi que sa MCEV (market consistent embedded value) qui s’élève à 21,1 euros par action. «Cela ne s’explique pas uniquement par un pourcentage d’unités de compte supérieur (passé de 10,8% à 18,5% en France) mais par l’accroissement en France et encore plus à l’international des activités de risque», a souligné Gilles Benoist, le directeur général. Le Brésil s’est particulièrement illustré,en raison notamment des activités prévoyance et assurance emprunteurs, et devient ainsi la deuxième filiale du groupe en termes de chiffre d’affaires avec 1,4 milliard d’euros.
«Dans un environnement défavorable, le groupe parvient à tirer son épingle du jeu et montre une réelle capacité de lissage de ses résultats», salue le courtier Raymond James.
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