CNP Assurances reste focalisé sur l’accroissement de sa rentabilité
CNP Assurances reste centré sur «la préservation de ses marges et l’orientation de ses produits vers de plus fortes marges». «Notre priorité n’est pas le chiffre d’affaires (en recul de 0,8% à 32,3 milliards d’euros sur 2010, ndlr), mais les indicateurs clés illustrant notre capacité à créer de la valeur», a indiqué mercredi Gilles Benoist, directeur général de la compagnie, à l’occasion de la présentation des résultats 2010.
Le dirigeant a ainsi souligné la croissance des encours de 9,3% à 280 milliards d’euros sous l’effet d’une collecte nette positive et la hausse de 9,1% du produit net d’assurances, à 2,8 milliard d’euros. Le bénéfice net a crû de 4,6% à 1 milliard d’euros. «Les résultats sont de meilleure qualité qu’anticipé. Ils sont solides, mais pas spectaculaires», relève Credit Suisse.
Le groupe a bénéficié de la reprise des ventes en unités de compte (UC), dégageant de plus fortes marges. Celles-ci ont progressé de 108,8% à 1,8 milliard d’euros, ne représentant encore que 5,5% du chiffre d’affaires contre 57,6% pour les ventes en euros (en recul de 6,5%).
«Un tiers de la remontée des ventes en UC a été généré par la meilleure santé des bourses, les deux tiers ayant été permis grâce au lancement en 2010 de contrats obligataires dans le réseau des Caisses d’Epargne», a indiqué Gilles Benoist. «L’écart entre la CNP et le marché sur les ventes en UC a été historiquement le plus réduit l’an passé», a-t-il poursuivi. L’assureur, qui entend commercialiser de nouvelles tranches de contrats obligataires en UC, mise sur un potentiel de rebond du compartiment en 2011.
CNP Assurances entend également mettre l’accent sur la maîtrise de ses coûts après avoir lancé en 2010 un programme dédié sur quatre ans. L’objectif de ce plan, qui porte notamment sur une réorganisation des processus internes, «est de réduire les charges à hauteur de quelque 10%», a précisé Gilles Benoist.
L’assureur continue à miser sur ses activités à l’international, dont les revenus ont notamment crû de 30,2% au Brésil, à 2,4 milliards d’euros. «L’international a représenté près de 20% de notre chiffre d’affaires et 40% de notre résultat d’exploitation», a souligné Gilles Benoist. Alors que la mise en œuvre d’une société commune avec Malakoff Médéric a été suspendue par les autorités, ce projet, s’il est recréé, n’interviendra pas avant 2012 pour un lancement début 2013, a relevé le dirigeant.
Plus d'articles du même thème
-
Murano représente 10 milliards d'euros d'encours
Un an après son lancement, la structure issue du rassemblement des activités B2B de Crystal et de Primonial veut accélérer sur l'élargissement de son offre, notamment dans le non coté tout en musclant sa force de vente en région. -
Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
Une hausse des stocks aux Etats-Unis et une reprise des flux au Moyen-Orient ont rassuré les investisseurs. Le repli est aussi dû à un changement technique, le contrat de référence étant passé de celui de novembre à celui de décembre dans la nuit. -
Ardian complète sa gamme de fonds dédiée aux particuliers avec les infrastructures
Le géant du private equity aux 200 milliards de dollars d’actifs propose un véhicule agréé Eltif 2.0 disponible à partir de 10.000 euros dans des investissements directs et des co-investissements dans les infrastructures.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
JoaillerieAu cœur des pierres
Cartier est l’un des rares joailliers à détenir son propre atelier de glyptique, où s'exerce un savoir-faire unique de gravure sur pierres et fossiles. -
A coups de vodkaJohn Coale, le négociateur de Donald Trump qui veut tendre la main à Moscou
Nommé envoyé spécial pour les affaires d'otages, l'ancien avocat a fait libérer près de 500 prisonniers de Biélorussie, en tissant des liens personnels avec Alexandre Loukachenko. Il rêve désormais de réitérer l'exploit avec Vladimir Poutine -
TroupesBudget : à l'Assemblée, Sébastien Lecornu n'aura pas grand monde sur qui s'appuyer
Le Premier ministre s’apprête à replonger dans l’arène budgétaire sans aucune certitude de pouvoir compter sur le bloc central, déjà happé par la présidentielle