Citigroup souffre dans les activités de marché au premier trimestre

Comme JPMorgan, les revenus de trading obligataire de la banque ont fortement chuté. L’amélioration du portefeuille d’actifs toxiques sauve le trimestre
Olivier Pinaud

A 4,15 milliards d’euros, en hausse de 4% d’une année sur l’autre, la dernière ligne du compte de résultats de Citigroup est meilleure qu’attendu. Pour autant, le bénéfice net ajusté pour le premier trimestre 2014 de la troisième banque américaine tient avant tout à l’amélioration de son portefeuille d’actifs douteux. Les pertes de Citi Holdings, la structure de défaisance de la banque, ont été contenues à 284 millions de dollars contre 804 millions un an auparavant, notamment grâce à la bonne tenue du portefeuille immobilier.

Comme les résultats de JPMogan l’ont déjà montré vendredi, les activités bancaires premières de Citigroup ont souffert au premier trimestre. Regroupées dans la division Citicorp, elles ont vu leur produit net bancaire ajusté diminuer de 5% à 18,67 milliards de dollars. Le contrôle des charges (-2% à 10,6 milliards) n’aura pas suffi à compenser le manque de revenus. Le bénéfice net ajusté de Citicorp a plié de 8% à 4,4 milliards de dollars. Comme JPMorgan, Citigroup a souffert dans les activités de marché. Ses revenus de trading obligataire ont ainsi chuté de 18% à 3,85 milliards de dollars, une baisse proche de celle de 21% essuyée par JPMorgan au premier trimestre. «Nous continuons à réduire les capacités et les dépenses dans cette activité», a déclaré le directeur financier John Gerspach. Selon lui, les revenus pourraient diminuer de 5 à 10% sur l’ensemble de l’année.

Ces résultats ponctuent un trimestre décevant alors que Citigroup n’a pas obtenu le feu vert de la Réserve fédérale pour verser 6,4 milliards de dollars à ses actionnaires via un programme de rachat d’actions et porter à 5 cents son dividende par action trimestriel. Selon Mike Corbat, le directeur général de la banque, le refus de la Réserve fédérale ne remet pas en question «ni son modèle d’entreprise ni sa stratégie. Nous avons entrepris des discussions avec la Fed pour essayer de mieux comprendre ses attentes».

Arrivé à la tête de Citigroup en 2012, Mike Corbalt a reconnu que cette question est de sa responsabilité auprès du conseil d’administration de la banque, toujours valorisée en dessous sa «book value» et dont le rendement des fonds propres reste bloqué à 7,8%.

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