Citi et JPMorgan accélèrent dans le trading obligataire
Les grandes BFI américaines continuent sur leur lancée dans le trading obligataire. Alors que les analystes craignaient un moindre dynamisme de l’activité après l’envolée du quatrième trimestre, Citigroup et JPMorgan ont affiché une santé éclatante sur le segment avec des progressions respectives de 19% et 17% de leurs revenus, à 3,6 et 4,2 milliards de dollars. Elles confirment donc la très bonne performance de Jefferies annoncée fin mars.
Baromètre avancé du secteur, le premier trimestre décalé de Jefferies était atypique et donc difficile à interpréter. JPMorgan ayant elle-même indiqué s’attendre à une hausse «modeste» par rapport à un premier trimestre 2016 difficile, les analystes tablaient sur une croissance de 11% de ses revenus de trading obligataire, contre un gain de 15% dans le cas de Citi. «La surperformance dans le trading a été poussée par un mois de mars très dynamique. Les clients étaient prudents et pas très actifs avant le mois dernier», a souligné Marianne Lake, la directrice financière de JPMorgan.
Les décisions de la Fed ont en effet accéléré de l’activité sur les produits de taux, tandis que l’optimisme sur la croissance a favorisé le crédit. JPMorgan cite aussi la bonne orientation des produits titrisés. Contrairement à l’an dernier, une dynamique plus favorable a aussi été constatée sur le trading actions, en particulier sur les dérivés. Après une croissance de 15% sur un an au quatrième trimestre, les revenus de Citi ont ainsi engrangé une hausse séquentielle de 12%. En baisse fin 2016, ceux de JPMorgan sont repartis de l’avant de 2%.
La performance du trading s’est combinée avec celle de la banque d’investissement, dont les revenus ont grimpé de 34% chez JPMorgan et de 39% chez Citi. «Les revenus liés au marché primaire de dette ont progressé de 39% à 733 millions de dollars, et ceux liés au marché primaire actions ont presque doublé à 235 millions», commente Citi. JPMorgan fait un constat similaire mais enregistre en revanche une baisse de ses revenus de conseil en raison du tassement des opérations de M&A.
Grâce à des coûts maîtrisés, les divisions des deux groupes ont enregistré une hausse de 60% de leur résultat net sur le trimestre. Ce bond est aussi lié à des reprises de provisions par rapport à l’an dernier, quand le secteur pétrolier inquiétait du fait de la baisse des cours du brut. La rentabilité des fonds propres alloués de la BFI de JPMorgan grimpe ainsi sur un an de 11% à 18%.
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