« Ce mode de travail atténue la segmentation manager/managé »
Emmanuelle Pointel, responsable d’une équipe de développement d’applications mobiles à la Société Générale aux Dunes
« Avec mon équipe, nous avons été parmi les premiers, en 2016, à emménager aux Dunes et à travailler en “flexwork”. Au début, il y avait une petite appréhension sur le fait de trouver de la place quand on arrive le matin, sur les changements d’habitudes. On a tendance à personnaliser son bureau, notamment avec des photos ou des objets personnels. Au final, nous avons personnalisé notre espace au sein de notre “quartier”, et les autres équipes ont fait de même ! Du coup, on peut voir différents environnements en fonction des équipes, la “déco” des UX designers et celle développeurs ne se présentent pas de la même façon, par exemple. Je manage 30 personnes, développeurs, scrum masters et UX designers, et je pense que le flexwork tend à atténuer la segmentation manager/managé, l’un et l’autre sont plus accessibles. Je vois aussi tout de suite quand ils peuvent avoir besoin de moi. Si l’on doit se parler en privé, on peut s’isoler dans des espaces adaptés. Je profite des cafétérias, ou même des espaces extérieurs, pour y organiser des réunions informelles avec mon équipe ; ce cadre permet de parler de sujets dont on ne parlerait pas dans une salle de réunion classique. Mes collaborateurs ont 28 ans de moyenne d’âge et ils attendent un “manager-leader”, pas un superviseur qui est là pour vérifier s’ils exécutent bien leurs tâches. Mon rôle, c’est de les aider à réaliser leurs objectifs et leurs projets. »
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