La Commission européenne a annoncé vendredi la conclusion d’un accord avec le Federal Insurance Office (FIO) sur la supervision des groupes d’assurance et de réassurance européens et américains présents de part et d’autre de l’Atlantique. Son principe : ces groupes seront soumis, au niveau consolidé, à la seule supervision de leurs autorités domestiques. Si les autorités européennes restent compétentes pour les succursales ou les filiales européennes de groupes américains, elles ne pourront pas imposer des règles de solvabilité, de capital, de reporting ou de gouvernance au niveau du groupe consolidé. La même chose vaudra pour les groupes européens aux Etats-Unis.
De cela découlera une belle économie pour les réassureurs européens, qui contrôlent environ 35% du marché américain. Lloyd’s, Munich Re, Hannover Re et Scor, en particulier, bataillent depuis une vingtaine d’années pour échapper aux exigences prudentielles que leur imposent les autorités américaines, et qui leur font mobiliser environ 40 milliards de dollars de collatéral. En 2005, déjà, Lloyd’s estimait le coût annuel de ces règles à 500 millions de dollars. Bruxelles évoquait vendredi un manque à gagner d’environ 400 millions.
Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis a salué vendredi «une solution gagnant-gagnant» qui montre que «les régulateurs européens et américains peuvent, par une coopération internationale renforcée, obtenir des résultats mutuellement bénéfiques». L’adoption du Dodd-Frank Act et la création du FIO au sein du Trésor américain avaient permis de relancer des négociations qui depuis 15 ans n’avaient produit que des résultats très partiels. La perspective de l’arrivée d’une nouvelle administration le 20 janvier aura aidé à les conclure.
La libération du collatéral ne sera pas immédiate puisqu’elle dépend des autorités de contrôle des assurances des Etats. Ces dernières ont 3 ans et demi pour libérer les fonds, après quoi le Trésor pourra les forcer à agir. Encore faut-il que l’arrangement qui vient d'être trouvé entre administrations soit adopté. Il devra être voté par le Congrès auquel il a été présenté le 13 janvier. La Commission européenne, de son côté, doit encore recevoir l’assentiment du Conseil des ministres des finances pour signer formellement l’accord avec le FIO, puis le faire voter par le Parlement, avant qu’il ne soit endossé par les ministres.
L’Autorité européenne qui modernise le reporting hebdomadaire des positions sur commodities laisse jusqu’au 3 septembre la possibilité aux opérateurs de marchés de produire le document.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La rentrée littéraire commence ces jours-ci, mais je vous propose de nous donner pour quelques jours encore le sentiment d’être en vacances, en évoquant l’activité favorite de l’estivant bibliophile : la visite des bouquinistes et des boîtes à livres.
En raison des fortes chaleurs, la récolte du raisin commence avec plusieurs semaines d’avance dans la majorité des vignobles français. La profession doit s’adapter
Les départements estiment ne plus pouvoir faire face à l'augmentation des besoins des casernes qui se multiplient, et pas seulement pour lutter contre les feux de forêts