La Commission européenne a annoncé vendredi autoriser le rachat du courtier en assurance Willis Towers Watson (WTW) par Aon, sous conditions.
« Cette autorisation est subordonnée au respect intégral d’une importante série d’engagements proposée par Aon, dont la cession d'éléments centraux de l’activité de WTW à la société de courtage internationale Arthur J. Gallagher », a précisé la Commission européenne dans un communiqué. En mai dernier, Aon a signé un accord définitif portant sur la vente de Willis Re et d’un ensemble de services de WTW dans le domaine des risques d’entreprise, du courtage, de la santé et des avantages sociaux au courtier en assurances américain Arthur J. Gallagher, pour 3,57 milliards de dollars (2,95 milliards d’euros). Une transaction qui entraînera notamment la cession d’une bonne part des activités de Gras Savoye en France.
Aon devra également céder l’ensemble de ses activités allemandes dans le domaine des solutions d’investissement et de conseil en matière de prestations de retraite et de gestion des retraites, a prévenu la Commission européenne.
En septembre dernier, le courtier en assurance basé au Royaume-Uni Aon avait présenté un projet de rachat de WTW pour environ 30 milliards de dollars, dans le cadre d’une transaction en actions représentant une valeur combinée d’environ 80 milliards de dollars pour le nouvel ensemble.
Bruxelles avait ouvert à la fin 2020 une enquête approfondie afin d’apprécier le projet de rachat de WTW par Aon au regard du règlement de l’Union européenne sur les concentrations. Les deux entreprises évoluent sur les marchés du courtage en assurance des risques commerciaux, du courtage en réassurance et de la fourniture de services de retraite, de santé et de protection sociale aux clients commerciaux.
Aon va maintenant pouvoir concrétiser son offre sur WTW afin de donner naissance au plus grand courtier en assurances du monde, devant Marsh & McLennan. L’opération reste toutefois soumise aux conséquences de la plainte déposée en juin par le ministère de la Justice américain qui s’inquiète d’une possible entrave à la concurrence sur le marché du courtage après ce rapprochement.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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