BPCE déploie sa banque en ligne dans ses deux réseaux
Monbanquierenligne.fr essaime dans les réseaux de BPCE. La banque en ligne inaugurée en début d’année par la Caisse d’Epargne Rhône Alpes (L’Agefi du 22 janvier 2010) va être déployée dans les prochains mois dans chacune des entités régionales du groupe.
Sur les 17 Caisses d’Epargne, 15 devraient être dotées d’ici à mars 2011 de cette agence en ligne, et les deux dernières avant fin juin. D’ici un mois, celles de Picardie, Bretagne Pays de Loire, Normandie, Bourgogne Franche Comté et Côte d’Azur seront équipées. Les 20 Banques Populaires, dont certaines diposent déjà d’une agence à distance, auront toutes la leur courant 2011, mais sous une autre bannière que celle de monbanquierenligne.fr.
BPCE a donc opté pour un modèle allégé, proche d’un e-LCL ou de Netépargne chez BNP Paribas. A l’opposé de la voie suivie par un autre mutualiste, le Crédit Agricole, qui a créé une banque de plein exercice, BforBank, pour concurrencer ING Direct ou Boursorama.
«Dupliquer l’agence en ligne dans chaque banque régionale, à partir des systèmes existants, est une bonne stratégie, peu coûteuse puisque la banque en ligne se branche sur les systèmes existants. L’investissement peut être estimé à quelques centaines de milliers d’euros par banque», explique Olivier Klein, directeur général banque commerciale et assurance chez BPCE. Le dirigeant avait lancé monbanquierenligne.fr, qui a conquis depuis 7.000 clients, lorsqu’il présidait la caisse lyonnaise.
Le groupe estime entre 2 à 3% la part des clients qui ne consomment aujourd’hui que de la banque à distance. La proportion pourrait grimper à 4-5% dans cinq ans. BPCE ne veut pas se couper de ce gisement. Une agence en ligne d’envergure nationale doit aussi permettre d'éviter de perdre les clients, notamment jeunes, qui déménagent hors du territoire d’une banque régionale.
Mais BPCE n’entend pas cannibaliser son réseau physique. «Notre ambition est de faire converger dans les trois ans l’agence en ligne et l’agence en dur, par exemple avec des systèmes de visioconférence dans les points de vente, indique Olivier Klein. Si l’on offre aux clients la capacité de traiter à distance avec leur conseiller toutes les opérations qu’ils souhaitent et de venir à l’agence pour les opérations à plus forte valeur ajoutée quand ils le décident, ils n’auront pas beaucoup d’intérêt pour des banques en ligne ‘pure players’».
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