BNP Paribas veut investir 3 milliards d’euros dans le digital
Le groupe BNP Paribas prévoit d’investir trois milliards d’euros, entre 2017 et 2019, dans son plan stratégique 2020, a annoncé la banque lors de la présentation de ses résultats, mardi matin.
Ce programme vise une hausse continue du dividende et des profits grâce à de nouvelles économies et à la digitalisation des métiers dans un contexte de taux faibles, explique dans un communiqué la banque de la rue d’Antin. Il devrait générer 3,4 milliards d’euros d'économies sur la même période et 2,7 milliards d’euros d'économies annuelles récurrentes à partir de 2020 avec une contribution équilibrée de tous les pôles», poursuit-il.
Concrètement, et malgré des «vents contraires» macroéconomiques et réglementaires, la banque veut offrir à ses actionnaires une croissance annuelle moyenne du résultat net de 6,5%, ce qui, avec un taux de distribution des profits porté de 45% à 50%, devrait aboutir à un dividende en hausse de 9% par an en moyenne.
Ce dernier a été fixé à 2,70 euros pour l’exercice 2016 contre 2,31 euros pour 2015. Les fonds propres seront aussi augmentés durant la période 2017-2020 et le ratio de solvabilité Common equity tier one (CET1) porté à 12%, alors qu’il s'établit actuellement à 11,5%.
Cet objectif s’avère relativement modeste comparé aux efforts consentis durant les dix dernières années.
BNP Paribas a enregistré pour l’ensemble du groupe un résultat annuel net de 7,702 milliards d’euros, en hausse de 15,1% par rapport à 2015, légèrement inférieur aux 7,75 milliards du consensus établi pour Reuters par Inquiry Financial.
Plus d'articles du même thème
-
Les banques françaises : peut-on imaginer Sisyphe heureux ?
La rechute des valorisations boursières des banques françaises depuis quelques semaines s'explique moins par la trajectoire de leurs revenus, relève Vivien Levy-Garboua, que par le niveau de leurs coûts, sensiblement plus élevés que ceux de leurs rivales. -
Bercy se félicite du premier bilan de la réforme de la facturation électronique
Au 4 octobre, 75% des entreprises déclarant de la TVA avaient désigné une plateforme de réception et plus de 20 millions de factures ont été échangées, représentant plus de 70 milliards d’euros de facturation. -
L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
Dans un contexte de plus en plus tendu pour la dette française, les investisseurs s'inquiètent des liens entre les banques et l'Etat. Au-delà de la détention de bons du Trésor, il n'est toutefois pas aisé de les établir avec précision. La Banque Postale et les banques mutualistes semblent malgré tout plus exposées que la Société Générale et BNP Paribas.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- La folie IA pousse l'ingénierie financière dans ses retranchements
Contenu de nos partenaires
-
Opération séductionPrésidentielle : à la conquête de la Gen Z
Le mouvement lycéen a fait irruption dans la campagne, plaçant la jeunesse au cœur du débat. Le défi est de séduire une génération plurielle, revendicative et marquée par une forte abstention -
EditorialBudget 2027 : en finir avec le simulacre
Ce simulacre tournera-t-il au massacre ? Eviter le krach financier est désormais l'unique ambition de Matignon. A raison -
Chevalier blancPourquoi l'Etat monte au capital du groupe minier Eramet
L'Agence des participations de l'Etat (APE) va devenir premier actionnaire du groupe minier à l'occasion de sa prochaine augmentation de capital