BNP Paribas supprime 640 postes dans la banque de détail en France
BNP Paribas va supprimer 640 postes d’ici fin 2020 dans le réseau de la banque de détail en France via des départs naturels, notamment des retraites, et sans aucun licenciement, a déclaré jeudi un porte-parole du groupe à Reuters. Dans un contexte où les banques se réinventent (taux bas, réglementation, digitalisation des pratiques...), la structure managériale de la banque de détail en France doit évoluer pour gagner en agilité et efficacité opérationnelle, souligne la banque, qui a présenté le projet jeudi lors d’un comité central d’entreprise.
L’objectif de cette réorganisation, dont le principe avait été annoncé lors de présentation du nouveau plan stratégique en mars, est de réduire les chaînes de décision et de conforter des pouvoirs de décision au plus près des besoins des clients, souligne BNP Paribas. Cette réorganisation interne, qui ne concerne que la banque de détail, sera effective en 2018, sera transparente pour les clients, sans incidence sur le nombre d’agence.
La banque ne confirme pas l’information du journal Le Monde, selon laquelle cette baisse d’effectif s’accompagnerait de la fermeture de 200 des 1.964 agences françaises d’ici 2020, ce qui correspond au rythme de fermeture observé ces dernières années. La banque n’a pas non plus souhaité faire de commentaire sur le nombre de personnes qui seront touchées par les changement managériaux. Face à l'évolution des habitudes de leurs clients, les banques françaises ont engagé des programmes de fermeture d’agences et de réductions d’effectifs pour pouvoir investir dans les services de banque en ligne
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
La banque a annoncé aux syndicats plusieurs ajustements dans différentes filiales. Des suppressions de sites et de quelques dizaines de postes sont au programme dans la banque de détail. La filiale SGSS est également concernée par une diminution nette de 80 postes et des transferts d’activité en Inde. -
La confiance des ménages français est en chute libre
Il faut remonter à 2013 pour trouver un indicateur aussi bas : les ménages sont de plus en plus pessimistes tant sur l’évolution de leur situation financière personnelle, que sur leur capacité d’épargne ou sur la hausse du chômage. Ils s’attendent également à un regain d’inflation. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Immobilier : la baisse des prix ne suffit pas à compenser la hausse des taux
L'envie d’acheter n’a pas disparu. Pourtant, accéder à la propriété semble aujourd’hui plus difficile que pour les générations précédentes. Qu’attendre du marché immobilier, que vous soyez acheteur ou vendeur ? -
Tribune libreOlivier Babeau et Jean-Claude Bourrelier : « Le travail doit à nouveau payer »
Ne demandons pas aux Français de travailler davantage pour gagner peu. Pour redresser la France, commençons par une évidence : que le travail paie de nouveau -
Seine colèreQuand François Bayrou a fait le forcing pour occuper un hôtel particulier aux Invalides
Nommé en 2020 à la tête du Haut-Commissariat au Plan, le centriste, qui a toujours alerté sur les dangers de la dette et des déficits publics, a fait stopper la vente d'un hôtel particulier parisien par l'Etat pour s'offrir des salons d'apparat