BNP Paribas s’engage dans l’arbitrage d’actifs
A l’heure où l’allégement du bilan est au programme des banques européennes, BNP Paribas élargit sa réflexion au-delà des dettes souveraines de pays de la zone euro. Conformément à son intention de réduire la taille de son bilan de 10% d’ici à 2012, l’établissement envisagerait, entre autres options, la cession d’un portefeuille de participations dans plus de cinquante fonds de capital-investissement valorisé à 700 millions de dollars (525 millions d’euros), écrivait hier le Financial Times.
«Le fait que BNP Paribas étudie cette possibilité est connu du marché depuis une semaine environ», confirme à L’Agefi un intermédiaire du métier à Londres. Une telle initiative ne serait pas surprenante: depuis l’année dernière, de nombreuses institutions financières ont cédé leurs actifs de private equity: Bank of America, Citigroup, Barclays, Natixis, le Crédit Agricole, Axa … font ou ont fait de même. Selon Bloomberg, Lloyds Banking Group étudierait aussi la cession d’un portefeuille de 500 millions d’euros.
«La demande à l’achat existe toujours, indique l’intermédiaire en private equity. Mais les candidats acquéreurs sont plus sélectifs depuis le mois d’août». La probabilité croissante de cession à plusieurs acheteurs complique la tâche des banques. Selon son rapport financier 2010 de BNP Paribas, le private equity représentait 4,8 milliards d’euros d’actifs pondérés comptabilisés en modèle interne et 1,08 milliard d’euros comptabilisés en méthode simple (issus de Fortis Bank). Ces expositions exigeaient respectivement 384 et 87 millions d’euros de fonds propres.
BNP Paribas n’a pas commenté l’information. Mais un état des lieux des actifs cessibles semble bien d’actualité - alors que la passation de pouvoir à la tête du groupe aura lieu jeudi. Le journal ukrainien Ekonomicheskie Izvestia écrit ainsi que l’établissement envisage de céder l’activité de réseau de sa filiale locale UkrSibbank, dont la plupart des créances sont libellées en dollars. Cette banque lui a coûté plus de 1,1 milliard d’euros en coût du risque depuis 2008.
Des rumeurs de marché évoquent enfin Klépierre, la société foncière cotée tombée dans l’escarcelle du groupe lors de l’acquisition de Paribas par la BNP en 2000. Même s’il s’agit d’un acteur majeur de son secteur, «la cession de Klépierre est une évidence. Ca ne représente pas le cœur de métier de BNP Paribas», estime un analyste.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran