BNP Paribas reste dépendante à 54 % des marchés pour se financer en dollars
Soucieuse de rassurer les marchés, BNP Paribas a apporté de nouvelles précisions chiffrées à l’occasion d’une présentation aux analystes de CA Cheuvreux lundi, en détaillant notamment son bilan de liquidités en dollars, exprimé en euros, qui révèle une dépendance non négligeable au financement sur les marchés.
Sur les 186 milliards d’euros de passif de son bilan en dollars au 9 septembre, 41 milliards sont financés à moyen et long terme et 60 milliards à court terme, dont 36 milliards via les fonds monétaires américains, soit 54% de ses besoins en billet vert.
La banque compte réduire ses besoins de financement en dollars de quelque 60 milliards d’ici à fin 2012, dans un contexte de renchérissement du financement si les fonds américains restent à l’écart des banques européennes. L’écart entre ses créances clients à l’actif et ses ressources clients reste elévé. Son ratio crédits sur dépôts s’établit en effet à 155% malgré son réseau de détail BancWest.
BNP Paribas a également précisé comment elle comptait parvenir à un ratio common equity tier 1 (CET 1) de 9% au premier janvier 2013, en détaillant l’impact d’une éventuelle dépréciation des dettes italiennes et espagnoles, auxquelles elle était exposée à hauteur de 20,8 milliards et 2,8 milliards au 30 juin. Une mise en valeur de marché de ces titres, dont l’ampleur n’est pas précisée, aurait un impact de 30 points de base (pb) sur son ratio, contre 15 pb pour la Grèce et 5 pb pour l’Irlande et le Portugal. La réduction de son bilan et ses capacités bénéficiaires lui permettront d’atteindre son objectif malgré ces éventuels effets négatifs, auxquels s’ajoutent l’impact estimé de 200 pb du passage à Bâle 2.5 et 3.
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