BNP Paribas étudierait une vente de Bank of the West
Publié le
-
James Leynse/REA
BNP Paribas travaille avec des banques conseil pour étudier une possible vente de sa filiale américaine Bank of the West alors que la banque française cherche à se retirer du marché américain de la banque de détail où elle a bataillé pour concurrencer des rivaux plus gros et mieux capitalisés, ont dit à Reuters trois sources au fait du dossier.
L'établissement bancaire, qui a détrôné l’an dernier la britannique HSBC comme premier groupe bancaire européen par la taille du bilan, envisage de se séparer de sa filiale de banque de détail basée en Californie dans une transaction pouvant valoriser Bank of the West jusqu'à 15 milliards de dollars (13,10 milliards d’euros), ont indiqué les sources.
A la mi-journée, le cours de l’action BNP Paribas progressait de 3,71% à 61,47 euros.
Selon ces sources, la transaction permettrait à Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas, de lever des ressources financières pour son expansion en Europe où la Banque centrale européenne a appelé le secteur bancaire à la consolidation pour rattraper les banques américaines et chinoises en termes de rentabilité.
Les banques américaines JPMorgan et Goldman Sachs travaillent sur une cession de l’entité et ont travaillé en étroite collaboration avec BNP Paribas pour sonder l’appétit d'éventuels acquéreurs, ont ajouté les sources, précisant que les discussions ne faisaient que commencer et qu’il n'était pas certain qu’une transaction aboutisse.
BNP Paribas n'était pas disponible dans l’immédiat pour commenter tandis que JPMorgan et Goldman Sachs ont refusé de commenter ces informations.
BNP Paribas a longtemps considéré PNC Financial Services comme un candidat idéal pour le rachat de Bank of the West et a été attirée par le prix payé pour l’acquisition des activités de BBVA qui a représenté 20 fois les bénéfices de 2019, a expliqué une source.
Petit groupe de repreneurs potentiels
Mais désormais, avec PNC Financial Services occupé à intégrer sa dernière acquisition, BNP Paribas se retrouve avec un plus petit groupe de repreneurs potentiels, qui comprend des banques canadiennes et des acteurs locaux américains.
La Banque Toronto-Dominion et la Banque de Montréal feraient partie des prétendants potentiels, tout comme KeyCorp, un groupe basé dans l’Ohio, ont précisé deux des sources.
La Banque Toronto-Dominion, qui a déjà des activités de banque de détails sur la côte est des Etats-Unis, dispose des ressources financières issues de la vente pour 26 milliards de dollars du courtier TD Ameriprise à Charles Schwab.
Et son directeur général Bharat Masrani a déclaré en mai que la banque était ouverte aux opportunités de fusion-acquisition.
De son côté, la direction de la Banque de Montréal a fait part de son souhait de développer la présence de la banque aux États-Unis et indiqué que le groupe serait en mesure de proposer à BNP Paribas une transaction en numéraire alors que KeyCorp devrait plutôt procéder à une transaction par échange de titres.
Royal Bank of Canada est quant à elle déjà propriétaire de City National Bank, le neuvième banque de Californie en termes de dépôts, selon les données de la Federal Deposit Insurance Corporation.
PNC Financial Services, la Banque de Montréal, la Banque Toronto-Dominion, KeyCorp et Royal Bank of Canada n'étaient pas disponibles dans l’immédiat pour commenter.
Le mois dernier, lors de la publication des résultats du troisième trimestre, Lars Machenil, le directeur financier de BNP Paribas, avait dit aux analystes que la banque gardait les « yeux ouverts » sur d'éventuelles opérations de consolidation pouvant concerner Bank of the West.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue