BNP Paribas lance des rachats d’actions
Le rebond de l’activité de BNP Paribas s’est confirmé cet été dans un contexte de redressement de l'économie, qui a profité à la plupart des métiers du groupe.
La banque a publié vendredi un résultat net en hausse de 32% au troisième trimestre, à 2,5 milliards d’euros. En amélioration dans les principales divisions du groupe, le résultat d’exploitation a également augmenté de 31%, à 3,28 milliards d’euros.
Ces performances reflètent une réduction des provisions pour créances douteuses à la faveur de la sortie de crise sanitaire. Le coût du risque s'établit à 32 points de base des encours de crédit, contre 57 points de base un an plus tôt.
Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 4,7% sur la période, à 11,4 milliards d’euros, et dépasse également de 4,6% celui du troisième trimestre 2019 avant le début de la pandémie. L’activité a été portée par la croissance de la banque de détail et de la gestion d’actifs, a souligné BNP Paribas.
Les analystes anticipaient en moyenne un résultat net de 2,29 milliards d’euros et un PNB de 11,25 milliards d’euros, selon FactSet.
A l’issue de ce trimestre, le groupe a par ailleurs annoncé le lancement début novembre d’un plan de rachat d’actions de 900 millions d’euros, qui renforcera la rémunération des actionnaires après le dividende complémentaire annoncé cet été au titre de l’exercice 2020.
Pour l’ensemble de l’année, BNP Paribas a confirmé tabler sur une croissance soutenue de ses revenus et sur un taux du risque faible, inférieur à 45 points de base.
A la Bourse de Paris, l’action BNP Paribas gagnait 0,8% à 57,90 euros à 13h00.
La banque de détail poursuit son rebond
Les différents métiers du groupe ont profité de l’amélioration de la conjoncture entre juillet et septembre, seuls l’assurance et les produits de taux de la banque d’investissement essuyant une baisse de revenus.
La division Domestic Markets, qui comprend la banque de détail en France, affiche une croissance de 6,3% malgré la faiblesse des taux d’intérêt. Les encours de crédit ont crû de 3% et les dépôts ont progressé de 6,4%.
Le pôle d’assurance, de gestion d’actifs et de services financiers (International Financial Services) a revanche vu ses revenus baisser de 3% (-1% à périmètre et changes constants). « La forte hausse des revenus des métiers de gestion d’actifs est compensée par un contexte moins favorable dans les réseaux de banque de détail à l’international et une moindre contribution des métiers Assurance et Personal Finance », a indiqué le groupe.
La banque de financement et d’investissement (CIB) a dégagé des revenus en hausse de 6,4% sur le trimestre (+4,1% à périmètre et change constants). Le résultat avant impôts de la division s’est amélioré de 39%, à 1,33 milliard d’euros. L’activité a été soutenue par la banque d’affaires (+15%), tandis que les activités de marché ont progressé de 1,2% après une base de comparaison élevée au troisième trimestre 2020. Seul point noir, la branche FICC (fixed income, currencies, and commodities) s’est contractée de 28%.
Fin septembre, le ratio de solvabilité CET1 s'établissait à 13% , en hausse de 10 points de base par rapport au mois de juin.
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