Axa réduit à la marge une partie de ses objectifs à horizon 2015
L’environnement de marché, marqué par la faiblesse des taux d’intérêt, conduit Axa à réviser à la marge une partie des objectifs fixés dans le cadre de son plan stratégique 2015. Alors que «certaines lignes de métiers sont impactées par ces conditions», à l’image de l’épargne et de la gestion d’actifs, l’assureur a réduit son objectif de croissance annuelle du bénéfice opérationnel par action de 10% à 5-10%. Axa vise par ailleurs un ratio de retour sur fonds propres (RoE) compris entre 13 et 15%, contre 15% auparavant.
Si ces abaissements contrastent à première vue avec les relèvements d’objectifs réalisés par d’autres acteurs du secteur, à l’image de l’assureur Allianz et des réassureurs Hannover Re et Munich Re, ces derniers ne se livrent qu’à des prévisions à plus court terme, sur l’année en cours ou celle à venir.
«Cette légère réduction des objectifs était attendue et n’affectera pas le cours du titre», relève Cheuvreux. Axa, en hausse de plus de 1% à l’ouverture, a finalement cédé 3,6% dans un marché baissier.
En 2011, «Axa avait fourni les sensibilités de ces objectifs aux hypothèses de marché retenues, cette révision n’est donc pas une surprise», renchérit Oddo Securities, qui rappelle notamment qu’une performance nulle des marchés actions (+6,3% par an dans le plan) abaisse l’objectif de croissance du bénéfice de deux points et celui de RoE de 1,2 point. Les hypothèses incluent également un rendement des T-notes américains (à 10 ans) de 4,8% d’ici à 2015.
A l’avenir, le secteur de l’assurance doit s’attendre à des résultats et des rendements «plus faibles» que par le passé, a indiqué hier Henri de Castries, président d’Axa. Le dirigeant a souligné qu’Axa devait adapter son activité d’épargne, en mettant l’accent sur le pôle prévoyance santé. A fin septembre, avec une hausse de 4%, ce pôle, qui représente désormais 40% des affaires nouvelles en vie, avait permis de compenser les reculs de 11% et 1% des activités en fonds général et en unités de compte.
Axa a rappelé son ambition d’accroître sa présence dans les marchés émergents, qui ont soutenu des résultats du groupe sur les neuf premiers mois de l’année, soulignant avoir réalloué près de 6 milliards d’euros de capital depuis 2010 vers ces régions.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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