Axa et QBE tirent parti de la cure de rigueur d’HSBC dans l’assurance dommages
Le français Axa et l’australien QBE Insurance ont finalement raflé la mise. Celle de la cession par HSBC de ses activités d’assurance dommages dans quatre pays d’Asie et d’Amérique Latine, à savoir Hong Kong, Singapour, le Mexique et l’Argentine. La banque britannique a noué deux opérations distinctes, divulguées simultanément cette nuit, pour un montant total de 914 millions de dollars, l’équivalent de 695 millions d’euros. Axa empoche pour 494 millions les portefeuilles des trois premiers territoires ci-dessus, QBE s’emparant pour 420 millions des activités argentines (ainsi que de celles à Hong Kong de la filiale à 62% d’HSBC, Hang Seng Bank).
HSBC a qui plus est précisé qu’Axa et QBE bénéficieront d’un accord d’une durée de dix ans de distribution exclusive des produits d’assurance au sein de la banque britannique et de Hang Seng Bank. Axa a salué dans la foulée la signature de ce «partenariat de long terme», d’autant que ce dernier s’applique pour l’assureur français à la distribution par HSBC de ses produits en assurance générale en Chine, en Inde et en Indonésie. L’accord entrera en œuvre à la clôture des opérations de cession, attendue au cours du second semestre 2012.
Le PDG du groupe français, Henri de Castries, s’est déclaré «très heureux» que HSBC et son «partenaire stratégique de référence(…) depuis de nombreuses années» puissent de la sorte «uni(r) leurs forces dans les pays à forte croissance». Le dirigeant assure que «cette transaction est une nouvelle étape dans notre stratégie d’accélérer notre croissance de façon profitable en Asie et en Amérique Latine ». Axa met en effet en lumière que les primes 2010 des opérations d’assurance dommages d’HSBC à Singapour, Hong Kong et au Mexique ont totalisé 377 millions de dollars. L’assureur français n’a pas manqué de souligner les positions de choix du nouvel ensemble, à savoir numéro deux sur le premier marché (avec une part de marché de 12% dont 10% pour Axa seul) et numéro un sur les deux suivants (avec des parts cumulées de 13% (6% pour Axa) et 16% (15% pour Axa)).
HSBC de son côtés’est félicitée de pouvoir grâce à la vente dévoilée cette nuit «concentrer son capital et ses ressources» à des activités jugées stratégiques, selon son patron Stuart Gulliver. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé la vente de près de 6 milliards de dollars d’actifs dans le cadre d’une cure d’austérité présentée en mai dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Tesla réduira la production du Cybertruck dans son usine texane en 2027
Alors que ce modèle peine à trouver sa clientèle, la victoire du parti démocrate dans cet Etat a sans doute influencé la décision prise par Elon Musk. -
L’Europe et l’Asie trinquent après Wall Street
La débâcle de la tech à la Bourse de New York jeudi fait plier les places financières en Asie ainsi qu’en Europe, mais dans une moindre mesure. Un rebond est attendu à Wall Street mais les investisseurs devraient rester prudents. -
TP s’effondre en Bourse après un avertissement sur son chiffre d’affaires
Le géant des centres d'appels révise ses ambitions à la baisse pour 2026 après le recul de ses ventes depuis le début de l'année.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Gouvernement, syndicats, candidats… Qui dit quoi sur l’augmentation du smic ?
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, est favorable à une augmentation du salaire minimum à 1 500 euros nets. Les syndicats demandent une revalorisation plus ambitieuse -
« C’est un petit désastre » : comment expliquer la dégringolade des valeurs boursières de l’IA ?
Le Nasdaq a essuyé sa pire séance en 19 mois après la conquête du Congrès américain par les démocrates. La valorisation boursière des géants comme Nvidia ou Tesla vacille sous l'effet de la peur d'une régulation stricte -
Immobilier : la baisse des prix ne suffit pas à compenser la hausse des taux
L'envie d’acheter n’a pas disparu. Pourtant, accéder à la propriété semble aujourd’hui plus difficile que pour les générations précédentes. Qu’attendre du marché immobilier, que vous soyez acheteur ou vendeur ?