Axa est redevenu profitable aux Etats-Unis l’an dernier
Axa a dévoilé hier un bénéfice net 2012 inférieur en recul de 4%, à 4,15 milliards d’euros. Retraité des cessions de 2011, il progresse en fait de 44%. Le deuxième assureur européen affiche surtout un résultat opérationnel en hausse de 9% pour un chiffre d’affaires de 90,1 milliards d’euros (+2%). Signe encourageant, il est redevenu profitable en vie et en gestion d’actifs aux Etats-Unis.
«Nous avons progressivement réglé les sujets des années de crise. Les Etats-Unis et la gestion d’actifs montrent des signes très clairs d’amélioration de leur performance», pointe Henri de Castries. Le PDG d’Axa s’estime en bonne voie pour remplir ses objectifs 2015 et a relevé son objectif d’économies de 1,5 à 1,7 milliard d’euros.
En assurance vie, Axa constate «une normalisation de la situation aux Etats-Unis». Les pertes sur les contrats de variable annuities, qui plombent les comptes depuis 2008, sont passées de 225 millions d’euros en 2011 à 28 millions l’an dernier. La hausse des provisions techniques rend aussi «le risque de renforcement ultérieur des réserves beaucoup plus éloigné», assure Jacques de Vaucleroy, responsable du pôle vie, épargne et retraite au niveau international.
Face au marasme de l’assurance vie en Europe, et singulièrement en France où Axa accuse une décollecte de 1,3 milliard d’euros sur son fonds en euro, le résultat opérationnel du pôle est tiré par la santé-prévoyance et par les Etats-Unis (+107% après impôt et à taux de change constant). Une performance face aux espoirs placés en Asie (+22% hors Japon) et au repli de l’Allemagne (-36%).
En gestion d’actifs, la filiale américaine AllianceBernstein s’est elle aussi redressée. Elle a enrayé sa décollecte au dernier trimestre (+4 milliards d’euros) et limité ainsi les sorties annuelles de capitaux à 4 milliards. Ses encours ont crû de 4%, à 349 milliards d’euros, mais la partie gérée pour le compte de clients externes à Axa a stagné. Du fait d’une réorientation vers les produits obligataires, aux marges plus faibles, le chiffre d’affaires du gestionnaire a diminué de 4%, à 2 milliards d’euros, mais la baisse des charges a permis une hausse de 39% du résultat opérationnel (159 millions d’euros). «AllianceBernstein a tous les ingrédients pour reprendre sa croissance sur une base plus diversifiée», assure Denis Duvergne, directeur général délégué d’Axa, qui n’envisage pas de faire évoluer sa participation de 62% dans la société.
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